Algérie : la campagne présidentielle s'envenime, Bouteflika toujours silencieux

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Algérie : la campagne présidentielle s'envenime, Bouteflika toujours silencieux
Algérie : la campagne présidentielle s'envenime, Bouteflika toujours silencieux

A deux mois de l'élection présidentielle, l'Algérie a déjà le tournis. La population vit la campagne électorale, qui ne dit pas encore son nom, au rythme de la rumeur. Et attend de savoir si Bouteflika, 76 ans, très affaibli par la maladie mais poussé par les siens à briguer un quatrième mandat, se porte candidat ou pas. Pendant ce temps, la guerre des nerfs bat son plein entre ses partisans et ses détracteurs. Et chaque camp livre au quotidien son lot d'invectives, faute de parler des problèmes sociaux ou économiques qui minent le pays.

En attendant le président Bouteflika reste invisible. Pas un mot au peuple, ni une apparition publique depuis avril. Nul ne sait s'il se représente ou pas. Même si le puissant parti FLN, qui réclame contre vents et marées sa candidature, annonce un immense meeting à la Coupole d'Alger, le 22 février. Ce week-end, quatre personnalités politiques, dont un ancien ministre de l'ère Boumedienne au côté de Bouteflika, alors puissant ministre des Affaires étrangères durant les années 70, lui ont demandé aimablement d'aller «se reposer». Ils menacent d'appeler au boycott dans le cas contraire. Mais le climat est gagné par une ambiance délétère.

Ses partisans et ses opposants s'écharpent par presse interposée. Et le dernier «scud» anti-clan présidentiel frappe maintenant au bas de la ceinture. Dans une lettre rendue publique, Hicham Aboud, ex-agent du renseignement reconverti en patron de presse, n'y va pas avec le dos de la cuillère. Le propriétaire des quotidiens «Mon Journal» et «Djaridati», interdits de publication cet été, accuse, ni plus ni moins, Saïd le frère cadet et conseiller spécial du chef de l'État de «perversion sexuelle», «trafic de drogue» et «corruption».

L'ancien agent enfonce un peu plus ce puissant frère du président qu'il dit «haïr» et qu'il qualifie de «dictateur» et «homosexuel». Sa lettre, reprenant des témoignages, accuse ...

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