Algérie: Hollande prend un chemin périlleux

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Les propos duchef de l'État rompent avec un demi siècle de silence officiel.

Le 17 octobre 2011, François Hollande s'était rendu sur le pont de Clichy déposer une gerbe à la mémoire des victimes de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961. C'était son premier acte de candidat socialiste à la présidentielle. On ne s'étonnera donc pas qu'un an plus tard, le chef de l'État ait eu à c½ur d'y revenir, sous la forme d'un communiqué. En déclarant que «la République reconnaît avec lucidité» une «tragédie» qui a fait plusieurs dizaines de morts, François Hollande rompt avec un silence officiel d'un demi-siècle.

Ces propos confirment que le président de la République est prêt à avancer sur la question mémorielle, si sensible entre la France et l'Algérie. Un chemin parsemé d'embûches et de pièges.

Nicolas Sarkozy, dont la repentance n'était pas la tasse de thé, s'était refusé à présenter des excuses pour le passé colonial. Mais à Constantine, en décembre 2007, il avait eu des mots très forts pour dénoncer le s

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