Algérie : à la télé, Bouteflika accuse son adversaire d'appeler à la violence

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Algérie : à la télé, Bouteflika accuse son adversaire d'appeler à la violence
Algérie : à la télé, Bouteflika accuse son adversaire d'appeler à la violence

Si les Algériens de France ont commencé à voter samedi, de l'autre côté de la Méditerranée ils sont appelés aux urnes jeudi pour élire leur président. A priori, le scrutin est sans surprise. A 77ans,  le sortant Abdelaziz Bouteflika, qui se présente pour un quatrième mandat, est le grand favori, même s'il ne peut faire campagne lui-même, affaibli par un AVC qui a conduit il y a un an à son hospitalisation à Paris. Quoiqu'il en soit, le président candidat est apparu samedi soir à la télévision, alors qu'il recevait le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Garcia-Margallo. Il s'agit de sa deuxième apparition pendant la campagne électorale. Selon le site d'«Algerie-Focus», il a accusé sans le nommer son adversaire Ali Benflis d'avoir appelé à la violence. 

«Qu'un candidat vienne menacer les walis (préfets) et les autorités de faire attention à nos familles et à nos enfants en cas de fraude, cela veut dire quoi ?» C'est «du terrorisme à travers la télévision», a souligné Abdelaziz Bouteflika en français d'une voix basse.  

Il faisait a priori allusion aux propos tenus mercredi par Ali Benflis, qui a appelé les responsables locaux à ne pas s'impliquer dans d'éventuelles opérations de fraude et à «penser à préserver leurs familles». «La fraude est haram (illicite). Le faux et usage de faux est haram. Je m'adresse aux walis, aux chefs de daïras (sous-préfets) : vous avez de la famille, pensez à la préserver», avait-il déclaré à la télévision.

Le président a également estimé que «par certains moments», la campagne électorale avait «manqué d'élégance». «Il y a des appels à la violence et des comportements peu orthodoxes et anti-démocratiques», a-t-il dit. Pour Abdelaziz Bouteflika, qui suit une rééducation pour récupérer toutes ses facultés d'élocution et sa mobilité, il y a un code déontologique «duquel on ne doit pas s'écarter».

Benflis accuse ...

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