Alger tance la presse sur la santé de Bouteflika

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Alger tance la presse sur la santé de Bouteflika
Alger tance la presse sur la santé de Bouteflika

Le black out total continue à Alger sur la santé du chef de l'Etat algérien, 76 ans, toujours hospitalisé en France depuis le 27 avril. Faute de précisions ni de bulletin de santé, comme le réclament, à juste titre, les citoyens et une presse indépendante, toujours pas convaincus par les affirmations officielles disant que Bouteflika se «porte bien», le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a appelé, ce dimanche, la presse très critique à cesser de se focaliser sur la santé du président. Cet appel, qui cache à peine une forme de censure, ne répond toujours pas aux inquiétudes que nourrit l'absence du dirigeant algérien. La rue, habituée aux folles rumeurs sur la santé de Bouteflika, ne demande qu'une chose: voir ou entendre le chef de l'Etat.

«Nous n'avons rien à cacher et n'avons pas à avoir peur (...) les responsables doivent travailler en toute transparence et déclarer à la presse ce qu'ils ont comme informations», a souligné le chef du gouvernement algérien qui intervenait devant des ministres et des responsables à l'ouverture des travaux d'un colloque sur la communication institutionnelle. Problème : la presse locale n'a obtenu aucune information sur l'état de santé réel de Bouteflika depuis le 27 avril, jour de l'admission en urgence de Bouteflika à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, pour un banal AVC mineur, selon les autorités algériennes.

Son retour annoncé à plusieurs reprises par les hauts responsables algérien, affirmant à tour de rôle, qu'il se «porte bien», n'a pas eu lieu. Et que les rares informations sur ce dossier qui affole les Algériens proviennent d'avantage du Quai d'Orsay que du ministère algérien. Ce qui agace en haut lieu à Paris comme à Alger où on verrouille chaque jour un peu plus toute information. Le ministère français de la Défense a annoncé le 21 mai que le président avait été transféré dans une unité militaire aux Invalides «afin d'y ...

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