Alger craint pour son «unité nationale»

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Opposé à une intervention au nord du Mali, les responsables du plus grand pays d'Afrique prêchent le patriotisme.

Avec ou sans l'Algérie, l'intervention d'une force militaire africaine au nord du Mali appuyée par la France semble inéluctable. Et face aux pressions internationales qui se sont accentuées ces derniers mois, la position d'Alger - inflexible sur le principe de non-ingérence - devient intenable. Alors qu'à l'extérieur, les Affaires étrangères plaident encore pour la recherche «d'une solution politique», à l'intérieur, le pouvoir brandit la menace de la «déstabilisation». La semaine dernière, le premier ministre Abdelmalek Sellal a appelé à un «front interne fort» capable de protéger le pays contre «des mains malveillantes» qui tenteraient de porter atteinte à l'unité du pays. Un discours développé de manière récurrente par la classe politique, à commencer par le président Bouteflika: «Les jeunes sauront se dresser contre les ennemis du pays et faire face aux instigateurs de la fitna et de la division ou aux velléités d'ingérence étrangère», a-t-

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