Alexis Tsipras plaide pour une "meilleure Europe"

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 (Actualisé avec nouvelles citations) 
    STRASBOURG, 22 juin (Reuters) - Une solution à la crise 
politique que traverse l'Union européenne passe par une 
"meilleure" Europe et une refondation de son pacte social, a 
déclaré mercredi le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, en 
visite au Conseil de l'Europe. 
    Alors que tous les esprits étaient focalisés voici un an sur 
la perspective d'une sortie éventuelle de son pays, étranglé par 
la crise financière, de l'Union européenne, il a dit ne pouvoir 
se réjouir que la question soit aujourd'hui celle d'un départ 
volontaire du Royaume-Uni. 
    "Je crains que l'Europe tout entière soit à un tournant 
difficile", a-t-il dit lors d'un point de presse avec le 
président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, 
Pedro Agramunt. 
    "On pose la question, faut-il plus ou moins d'Europe? C'est 
une mauvaise question. La bonne réponse, c'est une meilleure 
Europe", a-t-il ajouté. 
    "La crise politique que traverse l'Europe est une 
conséquence de la crise financière", a estimé le dirigeant de 
Syriza, la coalition de la gauche radicale grecque, en invitant 
l'UE à retrouver ses "principes fondateurs : solidarité, 
démocratie, cohésion sociale". 
    "L'échec du modèle néolibéral de gestion de la crise, avec 
l'austérité comme arme principale, est aujourd'hui évident", 
a-t-il poursuivi dans un discours devant l'Assemblée 
parlementaire. 
    Le Premier ministre grec a cité les 22 millions de chômeurs 
recensés en Europe -- "l'équivalent d'un pays entier rayé de la 
carte" -- et le niveau d'endettement de plusieurs Etats, dont le 
sien, comme preuve que "la crise n'est pas derrière nous". 
    "La seule solution crédible et durable pour sortir de la 
crise présuppose la confiance des investisseurs et cette 
confiance ne reviendra que si des pas décisifs sont faits vers 
une dette soutenable", a-t-affirmé.  
    "Nous ne devons pas attendre des années pour appliquer des 
mesures qui, dès maintenant, nous paraissent logiques", a-t-il 
ajouté à propos de l'allègement du fardeau de la dette grecque, 
promis à Athènes par ses créanciers internationaux pour 2018, 
sous réserve de nouvelles mesures d'austérité. 
    "Ce dont nous avons besoin, c'est d'un nouveau contrat 
social pour l'Europe", a-t-il conclu. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet) 
 
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