Alexis Tsipras, le «Mélenchon grec», futur Premier ministre ?

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Alexis Tsipras, le «Mélenchon grec», futur Premier ministre ?
Alexis Tsipras, le «Mélenchon grec», futur Premier ministre ?

«Dans quelques jours, les plans d'austérité appartiendront au passé». C'est ce que promet au peuple grec le jeune président de Syriza, Alexis Tsipras, 40 ans, dont le parti est favori des sondages, à l'heure où des législatives anticipées sont programmées au 25 janvier.

Radieux, il ne cachait pas sa joie à l'issue du vote du Parlement grec qui n'a pas réussi à élire un président de la République, entraînant automatiquement la dissolution. «C'est un jour historique», «l'avenir peut commencer», a-t-il lancé.

Mais la politique que Syriza veut et pourra appliquer reste toutefois encore floue, entre propos d'estrade et réalisme. Ainsi, un haut responsable du parti indiquait récemment : «Nous avons un plan de reconstruction économique et notre premier objectif est la renégociation pour une nouvelle réduction d'une grande partie de la dette» (175% du PIB), que ne souhaitent pas pour l'instant les créanciers.

Alexis Tsipras, qui a rencontré ces derniers mois plusieurs hauts responsables européens, ne cesse d'affirmer que son parti est en faveur du maintien de la Grèce à la fois dans l'Union européenne et dans la zone euro.

Syriza adoucit ses positions

Le parti pourrait adoucir sa position face à la troïka (UE-BCE et FMI) qui impose à la Grèce une cure d'austérité drastique. Il veut rompre avec certaines positions eurosceptiques de ses membres, exprimées lors du pic de la crise il y a deux ans. Et l'Europe surveille la Grèce comme le lait sur le feu : le pays devra poursuivre les réformes engagées, qui sont «sans alternative», a averti ce lundi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

Mais certains observateurs n'écartent pas complètement une sortie de la Grèce de la zone euro, surnommée le «Grexit», contraction des mots anglais «Greece» (la Grèce) et «exit» (sortie). Ce scénario a «30% de chances» de se produire, estime Holger Schmieding.

Sur le plan électoral, la partie n'est ...

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  • brinon1 le lundi 29 déc 2014 à 23:13

    si tel est il, il n'ira pas loin, à défaut ce sera de l'eau coupée de vin....le calice se boit aussi en eau !

  • M5441845 le lundi 29 déc 2014 à 21:47

    Il faut remercier les grecs parce que depuis des années ils nous montrent ce qu'il ne faut pas faire. Ils ont institué la retraite a 50 ans chez les fonctionnaires (pour vite la remettre a 65 ou 67 ans). Ils nous ont montré les limites de l'hyper endettement. Ils vont nous montrer ou amène le non remboursement des dettes et la sortie (forcée) de l'euro... Tout ça va quand même nous couter une trentaine de milliards... au moins