Alexis Pinturault : " C'est par les victoires que le Gros Globe arrive "

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Alexis Pinturault : " C'est par les victoires que le Gros Globe arrive "
Alexis Pinturault : " C'est par les victoires que le Gros Globe arrive "

En marge de la conférence de presse de présentation des équipes de France de ski, Alexis Pinturault s'est confié sur sa préparation, ses objectifs et son calendrier pour la saison de Coupe du monde à venir.

Alexis Pinturault, comment s’est passée votre préparation ?
Ça s’est très bien passé, on a fait un peu plus de physique cette année, sans me déplaire d’ailleurs. On est revenu sur un modèle pré-olympique, qu’on avait fait il y a deux ans et ça m’avait plutôt bien convenu. Physiquement, je me sens très bien, aussi sur les skis. Il me reste deux-trois réglages à faire pour le géant de Sölden (à la fin du mois, ndlr) mais ça devrait se faire correctement. 

Deux fois troisième du classement général de la Coupe du monde, maintenant l’ambition doit être de faire mieux ?
L’objectif, c’est de faire mieux d’une année sur l’autre quoi qu’il arrive. L’objectif, c’est de toujours essayer de gravir des échelons. Là, le but sera de faire mieux mais plus que le Grand Globe, ça passera par des victoires. Cet hiver, il sera vraiment important d’aller chercher des victoires. Je l’ai vu et Marcel (Hirscher) l’a montré, que c’est par les victoires que le Gros Globe arrive. Il faudra vraiment essayer de tout donner sur chaque course qui viendra. 

Des détails pour gagner en performance

Est-ce que vous avez changé quelque chose dans votre préparation en vue de cet objectif ?
Ce n’est pas énorme, ce sont des petits réglages. Physiquement, oui, on a fait des petits ajustements, on a plus travaillé la puissance mais sur des angles qui sont assez bas alors qu’avant, on était sur des angles un peu plus hauts. Sur les skis, j’ai aussi essayé de progresser techniquement mais ce sont des choses qui sont infimes et c’est ça qui fait la différence. 

La première course de la saison à Sölden se rapproche. Pas trop impatient ?
Ça commence à démanger. On n’y est pas encore tout à fait mais, moi, je commence à avoir envie que ça commence.

Quelle est l’importance de la première course de la saison ?
L’importance ? Il n’y en a pas réellement mais ça permet peut-être de rassurer, de savoir où on se situe, où on en est. Si on la commence bien, on peut attaquer un peu plus serein. 

Pas de place pour la descente 

Vous n’avez pas prévu de faire de la descente cette année. Une raison particulière à cela ?
Je fais une trentaine de courses dans l’hiver. Si je rajoute de la descente en plus de ça... La descente, c’est deux entraînements puis la course. Ça fait trois jours pour une seule course. Il y a dix descentes dans l’hiver, ça rajoute un mois de compétition, à être sur la piste, présent sur l’entraînement, s’impliquer car les descentes demandent beaucoup d’énergie puisque ce sont des pistes qui sont engagées, où il y a beaucoup de vitesse, où il faut être très concentré, où il y a une certaine peur. Tout ça fait que ça emmène beaucoup de fatigue et c’est très compliqué de l’incorporer dans un calendrier, surtout dans le mien. 

Est-ce que le staff vous incite à cela ?
Ça n’a rien à voir. Si ça ne dépendait que de moi, je ferais toutes les disciplines et j’en serais très content. 

Est-ce qu’il y a une course que vous avez ciblée plus qu’une autre cette année ?
Pas plus que ça mais j’espère que les courses en France auront lieu cette année. J’aimerais pouvoir y répondre présent.

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