Alexandre Happi : "La raclette me manque"

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Alexandre Happi : "La raclette me manque"
Alexandre Happi : "La raclette me manque"

Le final four universitaire américain de soccer débute ce vendredi. Parmi les quatre équipes restantes, Clemson et son milieu de terrain franco-camerounais, Alexandre Happi.

Alexandre, quel a été ton parcours ? Je suis arrivé en France en provenance du Cameroun à l'âge de 13 ans. J'habitais près de Lyon. J'ai commencé le foot à Calvire pendant trois ans. J'ai changé de club à 16 ans pour jouer en DH, à Cascol. Je n'y suis resté qu'une saison. À 17 ans, je pars aux États-Unis pour rejoindre une section sport-études à Montverde, en Floride. Après deux ans, j'ai obtenu une bourse pour allier football et études à l'université de Clemson. Un des programmes historiques de soccer.

Pourquoi ce départ aux États-Unis aussi jeune ? Mon père voulait absolument que je continue des études. C'était important pour lui. En France, je ne pouvais pas espérer percer et devenir professionnel tout en accordant suffisamment de temps aux études. Je voulais quelque chose de neuf, j'ai vu cette opportunité, j'en ai profité.

Comment se passe l'adaptation à un nouveau pays quand on débarque à l'autre bout du monde à 17 ans ? C'était compliqué au début. En football, c'était très intense, très physique, je n'avais pas l'habitude. J'ai tout de suite adoré le style de vie à l'américaine, à un détail près : la nourriture. Ils ne sont pas très doués pour ça ici. Le petit déjeuner avec les potatoes, le ketchup, ça m'a choqué. J'avais l'habitude du lait, du croissant et de la confiture, moi. Mais je m'y suis habitué. La charcuterie et la raclette, en revanche, ça me manque toujours autant.

Le championnat universitaire américain, ça ressemble à quoi ? Beaucoup de gens pensent que c'est inférieur au niveau européen, mais je ne partage pas cet avis. Au niveau professionnel peut-être, mais pas chez les jeunes. On a fait des tournées en Europe où on battait des équipes U18 anglaises, on faisait jeu égal avec Liverpool… En universitaire, le soccer s'impose comme le troisième sport derrière le basket et le football. Il y a des jeunes qui viennent du monde entier pour jouer ici. Une fois, j'ai même joué contre un gars qui avait quitté le centre de formation de Manchester United pour jouer en NCAA. Ça devient très important.

« Les fans crient plus qu'ils ne…








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