Alessandrini, l'OM à mourir

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Alessandrini, l'OM à mourir
Alessandrini, l'OM à mourir

Ce samedi soir, l'Olympique de Marseille joue très gros. En particulier Romain Alessandrini, pointé du doigt par pas mal de supporters depuis deux saisons. L'histoire d'un mec qui "donnerait" tout à Marseille, quitte à ne rien recevoir en retour.

C'est l'histoire d'un maillot serré jusqu'en haut du col. L'affaire de deux boutons attachés, quoi qu'il arrive, et d'un tissu qui remonte jusqu'au cou. Ils ne le font pas tous : Alaixys Romao, Rolando ou même Barrada, tous sont plus détendus sur l'attache. Mais pour Romain Alessandrini, c'est presque inconscient, comme une question de fierté. Faire corps avec le maillot de l'OM, comme si le bonhomme avait peur de perdre la tunique après avoir bataillé neuf ans pour la porter à nouveau. "Rien que d'entendre parler de Marseille, il chante", disent certains. L'un ne va pas sans l'autre. "C'était son rêve de pouvoir rejouer là-bas, enchaîne un autre coéquipier à Clermont. Il a toujours gardé ça dans un coin de sa tête, mais il n'osait pas en parler." Parce qu'avant de revenir à la maison il y a deux ans, sous Marcelo Bielsa, l'oiseau était déjà passé par le centre de formation olympien, de 1999 à 2005. Son entraîneur de l'époque avait voulu le replacer arrière gauche, mais Alessandrini rêvait d'attaque et avait décidé d'arrêter le football. Partir en Bourgogne pour mieux renaître, et revenir. Problème : aujourd'hui encore, Marseille a du mal à aimer l'un de ses derniers enfants.

L'arrière gauche qui pleurait


Romain Alessandrini est tombé dans la marmite marseillaise quand il était petit. Né dans le quartier des Chartreux à Marseille, il tape ses premières balles à l'âge de sept ans dans le petit club de Plan-de-Cuques, quatorze kilomètres plus au nord. "Il venait d'une bonne famille, assez discrète, et forcément fan de l'OM", raconte Hervé Boyreau, actuel président du club et directeur sportif à l'époque. Paradoxalement, même si son pied gauche fait déjà des étincelles, Romain Alessandrini n'est pas le plus fort des gamins plan-de-cuquois. Il se distingue par autre chose que son talent brut : une abnégation rare pour un enfant si jeune. "Il avait déjà un sacré caractère. Il était plus petit que les autres, mais ça ne l'a jamais tracassé ou complexé", abonde Boyreau. À sa dizaine, il sort du lot. Lors d'un banal tournoi de poussins, des agents et des recruteurs rodent autour des terrains et proposent aux parents de Romain de lui faire passer des tests à l'Olympique de Marseille. "Il avait des étoiles dans les yeux, la question…


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