Alep-Paris demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité

le , mis à jour à 11:18
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 (Actualisé avec discussions Lavrov-Ayrault-Steinmeier à Minsk) 
    par John Irish 
    PARIS, 29 novembre (Reuters) - La France a demandé mardi la 
tenue en urgence d'une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu 
pour évoquer la "catastrophe humanitaire" en cours à Alep, où 
l'armée syrienne et ses alliés ont repris ces derniers jours 
plus d'un tiers des quartiers encore tenus par les rebelles.  
    "Face à la catastrophe humanitaire à Alep", le chef de la 
diplomatie française Jean-Marc Ayrault "demande que le Conseil 
de sécurité des Nations unies se réunisse immédiatement afin 
d'examiner la situation de cette ville martyre et les moyens 
d'apporter secours à sa population", peut-on lire dans un 
communiqué.  
    "Plus que jamais, il y a urgence à mettre en œuvre une 
cessation des hostilités et à permettre un accès sans entrave de 
l'aide humanitaire", ajoute le ministre des Affaires étrangères, 
précisant que le président des conseils locaux d'Alep, Brita 
Hagi Hasan, serait reçu mercredi au Quai d'Orsay à Paris.  
    Selon une source diplomatique française, Jean-Marc Ayrault 
et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier discuteront de 
la situation à Alep avec le ministre russe des Affaires 
étrangères Sergueï Lavrov à Minsk ce mardi, en marge d'une 
réunion en format "Normandie" consacrée à l'Ukraine.  
    Relancée cet été, l'opération de reconquête de la partie est 
d'Alep, la deuxième ville de Syrie, s'est nettement accélérée 
ces derniers jours.  
    Soutenue par des miliciens et appuyée par l'aviation russe, 
l'armée de Bachar al Assad a enregistré d'importants gains 
territoriaux, reprenant les quartiers d'Hanano, de Djabal Badro, 
de Holok et d'Al Sakhour.  
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 
l'"opposition a perdu plus du tiers de la partie d'Alep qui 
était sous son contrôle." Le ministère russe de la Défense a 
pour sa part évalué à 40% la zone "libérée" par les forces 
gouvernementales. 
    Selon le secrétaire général adjoint des Nations unies aux 
affaires humanitaires, quelque 16.000 personnes ont été 
déplacées par les combats  ID:nL8N1DU1ZN .  
    La France, qui réclame le départ du président syrien et 
soutient l'opposition modérée dans ce conflit qui a fait plus de 
300.000 morts, doit accueillir début décembre une réunion des 
pays amis de l'opposition syrienne. 
    Cette réunion des pays dits 'affinitaires' se tiendra au 
niveau ministériel. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, 
l'Allemagne, l'Italie, la Turquie ainsi que des pays arabes, 
comme l'Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis et la 
Jordanie, seront notamment représentés. 
 
 (avec Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • charleco il y a 10 mois

    Ayrault veut nous faire croire que les terroristes sont des "rebelles" martyrisés par l'armée syrienne. En réalité, ce sont les terroristes qui martyrisent les civils en tirant des mortiers continuellement. Depuis le début, la France de Hollande, Fabius, Ayrault a pris le parti des terroristes contre Assad, dans la foulée de Washington et ment au peuple français. Il est temps que cette engeance quitte le gouvernement de la France et soit jugée et punie.