Alep désormais complètement coupée du monde extérieur-rebelles

le , mis à jour à 20:50
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 (Actualisé avec détails) 
    BEYROUTH, 17 juillet (Reuters) - Les forces fidèles au 
gouvernement syrien ont atteint dimanche la principale route 
reliant la partie d'Alep sous le contrôle des rebelles au monde 
extérieur, a-t-on appris auprès de groupes insurgés. 
    Cette avancée des troupes loyalistes leur permet d'encercler 
complètement les quartiers de la ville encore tenus par la 
rébellion, où vivent environ 300.000 personnes, que Bachar al 
Assad s'est promis de reprendre. 
    Mais, dans les faits, la route Castello est quasiment barrée 
depuis que les forces pro-gouvernement se sont emparées, il y a 
près de deux semaines, de positions dominant cette voie 
stratégique, même si quelques camions s'y sont aventurés la 
semaine dernière. 
    "Elle est complètement coupée", a déclaré Zakaria Malahifji, 
porte-parole du groupe rebelle Fastakim, ajoutant que les 
combats se poursuivaient dans la zone. 
    "C'est un désastre, mais nous allons voir comment tournent 
les combats. Je ne sais pas s'ils vont se retirer ou rester là", 
a-t-il encore dit. 
    Ses propos sont confirmés par d'autres sources au sein des 
organisations hostiles au pouvoir de Damas. 
    Le commandant Abou Ibrahim, qui appartient au mouvement 
Nouri al Dine Zinki, a fait savoir que les insurgés 
recommandaient désormais aux civils de se tenir à l'écart de la 
zone. 
    "La Route Castello est complètement coupée à cause des 
combats et de la progression des bandes d'Assad. Nous disons aux 
civils de n'emprunter la route sous aucun prétexte et par quel 
moyen que ce soit." 
     
    "NOUS SOMMES DÉSORMAIS ASSIÉGÉS"  
    Seize combattants rebelles sont morts dimanche dans les 
affrontements le long de la route et dans les quartiers 
environnants, selon les médias d'Etat et l'Observatoire syrien 
des droits de l'homme (OSDH), qui ne donnent en revanche aucune 
précision sur les victimes éventuelles dans le camp pro-Assad. 
    Les combats se sont poursuivis dans la journée et, d'après 
le groupe Djaïch al Nasr, les insurgés ont repris le contrôle de 
certaines zones. 
    Le commandant d'une autre organisation de rebelles affirme 
au contraire que le gouvernement a engagé une "offensive 
totale", à l'aide de pièces d'artillerie lourde, d'avions et de 
chars, pour s'emparer de la dernière route permettant 
l'approvisionnement des rebelles.     
    "Nous sommes désormais assiégés et nous ne ne disposons 
d'aucun tunnel, ni d'aucune réserve stratégique qui pourrait 
durer longtemps, (...) seulement deux ou trois mois pour nourir 
300.000 personnes", d'après ce commandant, qui a demandé à 
rester anonyme. 
    Il parie en outre sur un siège long, préalable à un assaut 
sur les principaux quartiers toujours aux mains de la rébellion. 
    "Dans deux ou trois mois, on commencera à avoir faim et on 
ne pourra plus résister. Alors ils passeront à l'attaque dans la 
ville", juge-t-il.      
    Les combats de dimanche ont éclaté au lendemain d'une série 
de frappes aériennes intensives, qui ont fait au moins 28 morts, 
dont cinq enfants et sept femmes, d'après l'OSDH, dont le siège 
est installé à Londres.    
    Première ville de Syrie avant la guerre civile, avec plus de 
deux millions d'habitants, Alep est depuis des années l'un des 
principaux enjeux du conflit. 
 
 (Dominic Evans, Tom Perry et Suleiman al Khalidi; Nicolas 
Delame et Simon Carraud pour le service français) 
 
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