Aleksandrs Starkovs : "En Lettonie, la qualification pour l'Euro 2004 est vraiment perçue comme un miracle"

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Aleksandrs Starkovs : "En Lettonie, la qualification pour l'Euro 2004 est vraiment perçue comme un miracle"
Aleksandrs Starkovs : "En Lettonie, la qualification pour l'Euro 2004 est vraiment perçue comme un miracle"

Son nom ne vous dit sans doute rien, mais son palmarès en tant qu'entraîneur est l'un des plus beaux de Lettonie : douze titres de champion – dont onze consécutifs – et six Coupes de Lettonie avec le Skonto Riga, quelques performances en coupes européennes et, surtout, une qualification pour l'Euro 2004 avec la sélection nationale. Conversation avec un homme dont l'humilité et la discrétion n'ont d'égales que le palmarès.

Avant d'entraîner, vous avez été un grand attaquant, peut-être le meilleur des années 70 et 80 en Lettonie, dans la meilleure équipe lettone : le Daugava Riga. Vous pouvez nous en dire plus sur cette période de votre vie ?
À l'époque, en Union soviétique, le sport revêtait une très grande importance dans la vie des citoyens, dans la culture. La simplicité de son jeu, son universalité rendait le football important. Mais en Lettonie, ça n'était pas le plus populaire, puisque le basket-ball et le hockey sur glace accomplissaient plus de choses. Donc quand le Daugava ne connaissait pas le succès, les gens ne s'en souciaient pas. Mais quand le Daugava avait du succès, on sentait un peu plus d'intérêt, les stades étaient un peu remplis. En fait, le football letton a eu deux grandes périodes : les années 60 avec des joueurs comme Smirnovs et Ulmanis ; ensuite, de 1985 à 1987 quand on a raté de peu la promotion en élite soviétique.

Néanmoins, vous avez évolué en élite soviétique, au Dinamo Moscou. Mais l'expérience n'a pas été concluante, c'est ça ?
Vous savez, on atteint les objectifs qu'on peut dans sa vie. On m'a donné la chance de faire mes preuves et je ne l'ai pas saisie. Et si nous avons terminé troisièmes en deuxième division soviétique en 1986 et 1987, c'est parce que toute l'équipe était forte avec des gars comme Milevskis, Šitiks. Je pourrais faire un parallèle avec l'un de mes élèves, Marian Pahars. Il a eu l'occasion de jouer à Southampton et il s'en est très bien sorti. Lui a réussi, pas moi. Pas que lui, d'ailleurs : Kolinko, Stepanovs, Verpakovskis ont aussi réussi. Mais je ne regrette rien, c'est le jeu. Encore aujourd'hui, il m'arrive de me faire arrêter par des personnes âgées dans les rues de Riga parce qu'elles se rappellent d'une percée que j'avais faite en dribblant tous les défenseurs quand je jouais au Daugava. Ce qui signifie que la mémoire de ce temps révolu est encore vive ! Donc je regrette encore moins.

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