Alcool: pourquoi soigne-t-on si peu de malades?

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AVIS D'EXPERTS - Le Pr Michel Lejoyeux, professeur de psychiatrie et d'addictologie à la faculté de médecine de Paris-VII, chef de service de psychiatrie et d'addictologie à l'hôpital Bichat (APHP) et Maison-Blanche et président de la Société française d'alcoologie, vous répond.

L'abus ou la dépendance à l'alcool concernent près de 10 % de la population générale en France. Un travail récent a été conduit sous l'égide de la Société française d'alcoologie dans trois sites d'urgences (Paris, Versailles, Bordeaux). Il est apparu que, parmi les patients examinés en urgence, 9% présentaient des signes d'un usage pathologique d'alcool. Aucun d'entre eux ne demandait spontanément une aide par rapport à sa dépendance et aucun ne bénéficiait d'une aide. La dépendance à l'alcool reste donc une maladie tout à la fois fréquente et méconnue.

Plusieurs facteurs contribuent à la méconnaissance du problème. Le premier tient au manque d'information sur les critères de la dépendance à l'alcool. À la différence d'autres maladies, dont les signes commencent à être connus, ces critères de dépendance ne le sont pas suffisamment. Les principaux signes de la dépendance, que la Société française d'alcoologie contribue à faire connaître, sont: l

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