Alberto Paloschi, cause toujours tu m'intéresses

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Alberto Paloschi, cause toujours tu m'intéresses
Alberto Paloschi, cause toujours tu m'intéresses

Le Milan AC retrouve, ce samedi soir, Alberto Paloschi qui évolue depuis désormais trois saisons et demie au Chievo Verone. Annoncé comme l'héritier naturel d'un certain Filippo Inzaghi, le Gialloblu espère certainement faire payer le manque de confiance des Rossoneri à son égard.

"Je suis son premier tifoso mais pour deux matchs dans l'année nous sommes adversaires. Quand les garçons ont sa passion, ils méritent la plus grande réussite." Quand Filippo Inzaghi parle d'Alberto Paloschi, en conférence de presse ce vendredi, il ne cache pas son admiration et une certaine pointe d'amertume. Presque des regrets pour celui qui aurait pu et du être son héritier. Souvenez vous de ce gamin d'à peine 18 ans, lancé en Serie A par Carlo Ancelotti en 2008 dans un groupe du Milan tout juste champion d'Europe. De ses premiers pas aux côtés et dans les traces de SuperPippo dès sa première apparition contre Sienne et la folie d'un but victorieux sur son premier ballon, 18 minuscules secondes après son entrée en jeu. Le passage de relais ne pouvait être plus parfait et pourtant le témoin s'est avéré trop lourd à porter plus loin. Même l'espoir d'un retour inespéré à la Marc Raquil n'est plus vraiment permis. Non, à 25 ans, Paloschi est déjà hors délais pour un Milan qui court sur la tête.
L'enfant du destin
Si l'histoire débutait comme un compte de fées avec l'adoubement de Carlo Ancelotti qui l'annonçait comme le prédestiné de la génération future, la suite s'est révélée moins heureuse pour Alberto Paloschi. Sacrifié sur l'hôtel du mercato comme tant de jeunes joueurs en Italie, Paloschi n'a jamais pu croire à la dite prophétie. N'est pas l'élu qui veut, mais le manque de considération à son égard prête quand même à s'interroger. Oui Paloschi ne vante pas des statistiques incroyables, avec à peine 35 buts en six saisons et demie de Serie A – ainsi qu'onze réalisations en Serie B - depuis son départ de Milan lors de l'été 2008. Mais le potentiel est réel et ne demande certainement qu'à être mieux exploité.

De Parme au Chievo, avec un court intermède par le Genoa, Paloschi n'a pas réussi à franchir ce cap qui le sépare des meilleurs. En témoigne son parcours avec l'équipe d'Italie, où après avoir enchainé les pions en équipes de jeunes, Alberto n'a jamais connu la joie d'une convocation avec la "grande" Nazionale. Evolué dans des équipes de secondes zones n'est toutefois pas le meilleur moyen de parvenir à ce fameux salto di qualita (saut de qualité littéralement en français) comme on dit dans la Botte. En ce sens un retour un temps espéré au Milan aurait été plus qu'appréciable, mais la porte du Diavolo s'est refermée pour un de ses enfants. Lui barrant...




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