Alain Madelin : "La fiscalité la plus juste est une fiscalité pro-croissance"

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Alain Madelin a été membre du Parti républicain, de l'UDF puis de Démocratie libérale. Ministre de l'Économie et des Finances en 1995, il démissionne au bout de trois mois.
Alain Madelin a été membre du Parti républicain, de l'UDF puis de Démocratie libérale. Ministre de l'Économie et des Finances en 1995, il démissionne au bout de trois mois.

Ancien ministre de l'Économie, libéral dans l'âme, Alain Madelin livre son sentiment sur la "remise à plat fiscale" promise par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Loin de réclamer une plus grande progressivité de l'impôt, il propose au contraire de baisser l'imposition sur le capital et le travail. Et rejette toute baisse de charges pour les entreprises financées par la TVA ou la CSG. Des idées qui détonnent, à droite comme à gauche.

Le Point.fr : Que pensez-vous d'une fusion de l'impôt sur le revenu avec la CSG ? Alain Madelin : La situation est baroque. On dit souvent que seulement 50 % des Français paient l'impôt sur le revenu. Ce n'est pas tout à fait exact puisque tout le monde paie la CSG, considérée comme un impôt par le Conseil constitutionnel. L'idée de fusionner la CSG et l'impôt sur le revenu est donc intéressante. Mais elle se heurte à des obstacles techniques majeurs, car elle suppose que l'on aligne son prélèvement sur celui de la CSG, à savoir la retenue à la source. C'est possible, mais à condition de lever deux obstacles. D'abord celui de l'année blanche fiscale sans recette pour l'État, l'impôt sur le revenu étant perçu sur les revenus de l'année antérieure contrairement à la CSG. Pour cela, il faudrait avoir la capacité d'emprunter une année de recettes d'impôts sur le revenu. Ce qui était possible il y a quelques années est interdit aujourd'hui vu le niveau d'endettement de la France....

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  • slivo le samedi 30 nov 2013 à 11:23

    C'est dommage que Ramsès II soit mort; on aurait pu aussi lui demander son avis, non ?

  • psdi le samedi 30 nov 2013 à 10:26

    @kejocol : Un peu court ton analyse tu ne trouves pas. Tu connais les niches, il y a encore à gratter mais on touche aux sujets sensibles pour certains ?.

  • Cambio17 le samedi 30 nov 2013 à 08:17

    On aurait du le garder ! De toute façon il va falloir arrêter notre modèle social : uniquement pour satifaire des politiques, les fonctionnaires et les syndicalistes ! 57% du PIB va au public, le privé est la vache à lait du public ! Donc ras le bol !!!!!!!

  • M4328752 le samedi 30 nov 2013 à 01:05

    On ne parle que de croissance alors qu'on vit en pleine décroissance. LOL

  • M1625665 le vendredi 29 nov 2013 à 18:23

    Il faut quand même avoir un grain pour proposer une taxation à 100%

  • M1625665 le vendredi 29 nov 2013 à 18:22

    M5859377 taxer à 100% cela s'appelle de la spoliation et serait inconstitutionnel

  • sonate35 le vendredi 29 nov 2013 à 18:08

    tout le monde a une idée sur l'impôt ,mais la seule véritable idée à appliquer , c'est l'état minimum et la baisse massive de l'impôt pour un alignement sur le moins disant fiscal européen , cela suppose une vraie révolution et une volonté politique qui n'existe pas en france !

  • kejocol le vendredi 29 nov 2013 à 17:57

    tant que nos impots financeront les fonctionnaires qui augmentent de jour en jour et aussi les contrats aides, je ne vois pas pourquoi nos impots baisseraient. seules des economies des depenses de l'etat le permettraient mais la on touche au mammouth.

  • zerathef le vendredi 29 nov 2013 à 17:44

    Une question est absente : la GESTION DE L'ETAT. L'augmentation continue des prélèvements est la conséquence d'un ETAT qui n'est pas géré. Ceci conduit à accroître l'affaiblissement durable de l'économie et cela augmente les faillites et les délocalisation en provoquant une baisse des recettes fiscales significative.

  • M4889263 le vendredi 29 nov 2013 à 17:23

    La croissance est une co*****. Ce sont les accords de l'OMC qu'il faut fiche en l'air. Organiser un protectionnisme mondiale sur les produits manufacturés. (taxe au km par ex)Les grandes boites n'hésiterons pas à remonter des unités de prod dans le monde pour vendre leur camelote et si elles ne le font pas, de petites s'en chargerons ...