Alain Juppé sent de la "panique" chez Nicolas Sarkozy

le
3
    * Le maire de Bordeaux voit des "outrances" chez son rival 
    * Désaccord sur l'électorat convié à la primaire 
 
 (Actualisé avec déclarations supplémentaires) 
    PARIS, 6 octobre (Reuters) - Alain Juppé, favori dans la 
course à l'investiture présidentielle de la droite, a déclaré 
jeudi voir des signes de panique dans les récentes sorties de 
Nicolas Sarkozy, qu'il juge outrancières. 
    Prié de réagir à des propos de l'ex-président dénonçant en 
termes virulents les appels lancés aux électeurs de gauche, le 
maire de Bordeaux a déploré à son tour la stratégie de son 
principal concurrent. 
    "Cette espèce d'outrance est mauvais signe. Il y a un peu de 
panique à bord", a affirmé Alain Juppé, invité de L'Emission 
politique de France 2. 
    "Je regardais une étude, il n'y a pas très longtemps, qui 
montre que la seule chance de Nicolas Sarkozy de gagner, c'est 
de capter les voix de l'extrême-droite", a-t-il ajouté. 
    Les deux principaux rivaux de la primaire s'écharpent depuis 
plusieurs jours au sujet du corps électoral appelé à choisir le 
candidat de la droite pour la présidentielle de l'an prochain. 
    Tout en se présentant comme un homme de droite, Alain Juppé 
propose de transcender les clivages traditionnels et exhorte les 
"déçus du hollandisme" à voter les 20 et 27 novembre. 
    "Si on commence à exclure dans la primaire, on est mal barré 
parce qu'on aura besoin de se rassembler en 2017", a-t-il encore 
dit jeudi soir, prenant l'exact contre-pied de Nicolas Sarkozy, 
selon qui le scrutin doit être réservé aux électeurs de droite 
et du centre. 
    "Où est la loyauté quand on appelle des électeurs de gauche 
à venir voter, à signer - parjure - un papier dans lequel ils 
s'engageraient à partager les valeurs de la droite et du centre 
alors qu'en vérité ils n'en partagent aucune ?", a déclaré lundi 
l'ex-président lors d'un meeting en Alsace.  
    "Je ne veux pas de cette primaire-là, parce que ce serait la 
primaire de la déloyauté et du mensonge", a-t-il insisté. 
    "Vous me posiez la question de savoir qui je suis. Vous 
voyez qui je ne suis pas", a rétorqué Alain Juppé sur le plateau 
de L'Emission politique après la diffusion de ces déclarations. 
    Il a toutefois promis de se ranger derrière Nicolas Sarkozy 
si celui-ci devait l'emporter le 27 novembre, en y mettant une 
condition: "Si les primaires sont honnêtes." 
    Installé dans le rôle du favori depuis deux ans, Alain Juppé 
est donné en tête des intentions de vote aux premier et second 
tours de la primaire, avec respectivement 39% et 53%, dans un 
sondage Harris Interactive paru jeudi.      
 
 (Simon Carraud, édité par Marc Angrand) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M1461628 il y a un mois

    Faire diversion sur l'islam, le burkini, les gaulois,les mauvais français de gauche qui votent à la primaire etc.....pendant ce temps il ne répond pas sur le fonds des affaires Bygmalion, Buisson, le financement libyen de sa campagne en 2007, les écoutes téléphoniques etc....Posture pathétique de fuite en avant derrière Marine....

  • M1461628 il y a un mois

    Un candidat doublement mis en examen n'a aucune leçon républicaine à donner aux français, le peuple de France est libre

  • M1461628 il y a un mois

    Sarkozy veut même empêcher certains français d'aller à la primaire...........mais c'est grâce à eux (2€) que la trésorerie des Républicains pourra être renflouée suite à sa campagne de 2012 (23 millions de fausses factures).........Merci qui?