Alain Juppé passe le test d'Argenteuil

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Le candidat à la primaire de la droite s'est rendu à Argenteuil. Respectons-nous les uns les autres, a-t-il plaidé.
Le candidat à la primaire de la droite s'est rendu à Argenteuil. Respectons-nous les uns les autres, a-t-il plaidé.

« Vas-y, j'suis sur la dalle ! Y a Alain Juppé et tous les flics d'Argenteuil. » Zouhir raccroche son téléphone et nous explique qu'il votera à la primaire LR pour le maire de Bordeaux, en visite dans son quartier ce mercredi matin. « La majorité des jeunes préfère Juppé », assure le garçon de 27 ans. Pendant que son candidat entre dans un salon de coiffure pour dames, sans journaliste (« Je n'y vais pas si vous entrez ! » menace Juppé, comme Balladur en son temps), Zouhir explique pourquoi il préfère l'ex-Premier ministre. « C'est un ancien ! Et puis regardez, là, ça se passe bien », dit-il en référence à la visite de Nicolas Sarkozy, 11 ans plus tôt, dont les habitants gardent un souvenir amer.

« Tirer les banlieues vers le haut »

Si Alain Juppé a failli se prendre un ?uf, lancé par des « petits » (dixit Zouhir), il n'a pas eu besoin de valises en Kevlar ni de parapluie pour éviter les projectiles. Juste d'un service d'ordre un peu renforcé pour le « protéger », lâchera-t-il plus tard. Le ministre de l'Intérieur était venu dans un autre contexte, un soir d'octobre, à la nuit tombée, quelques jours avant le début des émeutes de 2005. C'est ici, sur la dalle, que, répondant à une riveraine à sa fenêtre, il lança son fameux « vous en avez assez de cette bande de racailles ? On va vous en débarrasser !".

Le héraut de l'identité...

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