Alain Juppé : «Il faut un choc, très vite, très fort» dans la lutte contre le chômage

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Alain Juppé : «Il faut un choc, très vite, très fort» dans la lutte contre le chômage
Alain Juppé : «Il faut un choc, très vite, très fort» dans la lutte contre le chômage

Invité hier de Tous politiques, l'interview dominicale du Parisien-Aujourd'hui en France, en partenariat avec France Inter, Alain Juppé, candidat à la primaire à droite pour 2017, a critiqué un pouvoir socialiste « déboussolé » et prôné une grande réforme du marché du travail.

Constatant un «échec politique retentissant » du pouvoir actuel, l'ancien Premier ministre pointe d'emblée l' « absence totale de cohérence en sein de la majorité » et moque une feuille de route «qui ne correspond pas du tout à ce pourquoi François Hollande avait été élu ». « Je comprends que ses électeurs soient paumés », analyse le maire de Bordeaux en référence au virage libéral pris par le Premier ministre Manuel Valls, qu'il égratine au passage : « On ne peut pas dire aux entreprises je vous aime et laisser sa majorité envoyer des contre-signaux en permanence ! ».

« La raison profonde du chômage, c'est la non croissance », analyse le Premier ministre, qui prône  un choc « très rapide et tres fort ». « Les emplois aidés, ça ne marche pas, le CICE ça marche pas » énumère-t-il avant d'appeler à agir sur « le coût du marché du travail, la durée du travail », mais aussi le prix de l'énergie ou encore la fiscalité du patrimoine. Et d'égrener au passage quelques propositions concrètes: la création d'un contrat de travail unique, le retour de la TVA compétitivité, un « impôt impopulaire mais intelligent », ou encore la suppression de l'ISF.

Candidat à la primaire de droite, Alain Juppé appelle la droite à « accélérer sa préparation » mais ne croit pas pour autant à l'hypothèse d'une dissolution de l'Assemblée, les députés socialistes n'ayant pas selon lui le « vertige collectif du suicide ». « Notre devoir est d'être prêt, pas pour s'installer à Matignon mais pour monter un projet » estime-t-il, affirmant au passage n'avoir passé «aucun pacte avec Bayrou» qui lui ...

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  • mlaure13 le mardi 28 oct 2014 à 09:45

    Arrêtez de ns gonfler avec votre courbe du chômage…car ns savons TOUS, qu’il ne peut y avoir d’amélioration sans reprise économique… et que cette reprise ne se décrète pas, ni par la D ou la G, mais dans un cadre européen et mondial...tout le reste est de la mauvaise littérature électorale de politicards branquignoles de mauvaise foi !!!...

  • ltondu le lundi 27 oct 2014 à 11:26

    Il ne faut pas attendre la dém du porcinet, ce serait son constat d'échec et l'enterrement des socialos pour un bon moment ! Virer sans préavis ce jean-foutre serait déjà une étape...

  • frede331 le lundi 27 oct 2014 à 11:05

    comme en 1995 quand il s'est couché devant les Cheminots !!! Erreur historique de Juppé qui nous coute tres cher . Il avait l'occasion d'etre le Thatcher/Reegan/Shroeder de la France . Tant pis pour lui et qu'il degage, il a echoué

  • nanard83 le lundi 27 oct 2014 à 10:30

    3eme solution ( toujours à mon avis ) , supprimer à l'école , les matières qui ne serviront à rien pour l'avenir au travail ( philo , sport , langues régionales ( breton , alsacien basque etc ) et remplacer par : maths , physique , chimie ,informatique français , anglais , chinois même ... ) Quand on voit que la 1ere matière au Bac est la Philo !!La philosophie s'apprend sur le tas au travail ( au cours des formations que donnent toutes les entreprises )

  • nanard83 le lundi 27 oct 2014 à 10:23

    2eme solution , favoriser le travail artisanal , en sortant les élèves ( ceux qui n'ont aucun avenir à l'école et retardent les autres) dès 16 ans par ex et les diriger ( de force ) vers l'apprentissage de métiers souvent lucratifs ( plomberie , dépannages artisanat de la maison en général ... qui sont tous respectables

  • nanard83 le lundi 27 oct 2014 à 10:13

    M3435004 , oui , mais peut-être pas le 1er NON ( à l'assistanat ) à titre complet .Mon humble avis serait de supprimer au moins la moitié des indemnités chômage après la 2eme offre refusée et , après un temps supprimer complètementIl faut beaucoup plus de différence entre l'indemnité et le salaire mini , en clair , récompenser ceux qui veulent travailler et forcer ceux qui veulent rester les bras croisésà gagner leur vie au travail

  • M3435004 le lundi 27 oct 2014 à 10:03

    Un choc ? On a eu le choc de confiance, le choc de simplification, le choc de ceci et le choc de cela. On voit où ça mène. Il suffit de dire NON à l'assistanat, NON à l'immigration massive, NON à la gabegie de d'éduc nat et de la formation et de faire ce qui se fait...en France (eh oui !) là où le chômage est comparable aux meilleurs chiffres d'Europe.

  • knbskin le lundi 27 oct 2014 à 09:22

    Bonjour frk987 ... Non, mais on pourrait transformer une vendeuse en VRAIE vendeuse (on en a besoin) et en diminuant considérablement le coût du travail non qualifié, on peut créer des jobs ... En réorientant les 30 Mds de formation professionnelle aujourd'hui dilapidés, et en obligeants les chômeurs à suivre et à réussir des formations, on devrait arriver à former les soudeurs, les métalliers, les plombiers dont on a besoin ! .../...

  • M9035148 le lundi 27 oct 2014 à 08:51

    les idées de Mr Juppé pour contrecarrer le chomage reste encore flou , il a besoin d'être aidé pour avoir une vision et des mesures plus précises....

  • frk987 le lundi 27 oct 2014 à 08:28

    Oui M156470, un choc psychologique qui débloquerait la frilosité des entreprises, c'est certain.