Alain Juppé : « Il faut mettre le paquet sur l'école primaire »

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Alain Juppé : « Il faut mettre le paquet sur l'école primaire »
Alain Juppé : « Il faut mettre le paquet sur l'école primaire »

Dix jours avant les enseignants, Alain Juppé fait sa rentrée. Le maire de Bordeaux, 70 ans, candidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017, a choisi de consacrer son premier livre programmatique à l’Education nationale (Mes chemins pour l’école, JC Lattès, en librairie le… août). Un pari risqué, vu le nombre de réformes rejetées par les Français depuis vingt ans. Mais aussi – surtout ? – un contre-pied à Nicolas Sarkozy qui, en juin dernier, en tant que président du parti Les Républicains, a consacré le premier débat collectif à… l’islam.

L’ancien Premier ministre annonce vouloir « mettre le paquet » sur l’école primaire, qui réunit classes maternelles et élémentaires, et « augmenter de 10 % » le salaire des enseignants du premier degré. Indirectement, François Hollande lui a répondu, lors de son dîner devant la presse, le 27 juillet : « Une autre politique, ce serait quoi ? Prétendre qu’on va payer davantage les enseignants ? Le programme que je mets en œuvre pour le système scolaire est bien supérieur à celui que tout autre, dans la vie politique, pourrait offrir. » La réforme de l’Education nationale, « mère de toutes les réformes » selon Juppé, sera bien l’un des enjeux majeurs de la prochaine présidentielle.

LE PARISIEN MAGAZINE : Si vous êtes élu président de la République en 2017, quelle sera votre première mesure ?

ALAIN JUPPE : La priorité, c’est de mettre le paquet sur le début du cursus scolaire, c’est-à-dire l’école maternelle et l’école élémentaire. De l’avis des psys, c’est là que tout se joue, notamment l’illettrisme. Aujourd’hui, on fait proportionnellement plus pour le lycée que pour le primaire. Cela doit changer. Il faut consacrer des moyens pour alléger les effectifs des maternelles lorsque c’est nécessaire, mais aussi mettre à disposition des crèches des animateurs linguistiques rémunérés, des étudiants en lettres, ...

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