Alain Juppé fait profil bas en Égypte

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Le ministre des Affaires étrangères s'est entretenu au Caire avec des Frères musulmans. Il assure que la France n'a pas à s'ingérer dans la transition post-Moubarak

Une dizaine de jeunes de la Coordination de la révolution du 25 janvier, laïcs et islamistes, qui exposent leurs attentes et leurs espoirs; un ministre qui écoute et promet de «poursuivre le dialogue politique, notamment avec l'islam». Alain Juppé s'est livré à un exercice de style inhabituel et délicat, dimanche, dans un café près de la place Tahrir, symbole de la révolution égyptienne. Première mission pour le chef de la diplomatie française: tourner la page des relations «privilégiées» entre la France et l'Égypte de Hosni Moubarak, illustrées, par exemple, par la coprésidence de l'Union pour la Méditerranée (UPM). Ces relations, les jeunes n'ont pas manqué de les stigmatiser. D'autant que Michèle Alliot-Marie saluait encore, trois jours avant la révolution, les «caractéristiques de démocratie et de tolérance» de l'État égyptien…

Aujourd'hui, la France fait donc profil bas. «C'est aux seuls Égyptiens de définir les contours du système démoc

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