Alain Juppé affiche une image de fermeté pour ne pas se laisser déborder sur sa droite

le
0
Former French Prime Minister and presidential candidate of the opposition Republicans (Les Republicains, or LR) for the French presidental elections in 2017, Alain Juppe (R) visits the Eurosatory 2016 defence and security international exhibition in Villepinte on June 16, 2016. / AFP / PATRICK KOVARIK
Former French Prime Minister and presidential candidate of the opposition Republicans (Les Republicains, or LR) for the French presidental elections in 2017, Alain Juppe (R) visits the Eurosatory 2016 defence and security international exhibition in Villepinte on June 16, 2016. / AFP / PATRICK KOVARIK

Depuis une semaine, le candidat à la primaire multiplie les interventions sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme. En arrière-plan se joue l’affrontement avec Nicolas Sarkozy.

En ces temps où le mot « guerre » revient dans toutes les bouches, un lieu a été très fréquenté cette semaine par les politiques : le salon Eurosatory. Au parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), la fine fleur des industries d’armement et de sécurité y dévoile ses dernières nouveautés. Mercredi 15 juin, Marine Le Pen et François Fillon y ont déambulé entre drones et hélicoptères, pour montrer une image de fermeté ou préparer une campagne de la primaire. Jeudi, Alain Juppé y a croisé Emmanuel Macron. Au milieu des caméras, les deux hommes ont échangé une poignée de main fraîche et un « bonjour » poli. Le candidat à la primaire a finalement changé son itinéraire, histoire de ne pas avoir à visiter le stand des missiles MBDA en compagnie du ministre de l’économie. Ces hommes ont tous deux quelques ennemis à écarter pour assouvir leurs ambitions. Pas au point de se montrer côte à côte…

Comme du temps où il était ministre de la défense, Alain Juppé a visité un véhicule blindé Griffon, observé le canon Caesar, essayé des lunettes binoculaires à vision nocturne tout en endurant les questions des journalistes : « Vous y voyez l’avenir ? », lui a lancé un cameraman. « Non, ce sont des appareils pour la nuit et il fait jour », a répondu l’ancien ministre de la défense, plus que jamais droit dans ses bottes. Trois jours après l’attentat meurtrier contre un couple de fonctionnaires de police, le maire de Bordeaux a conclu ainsi sa semaine par cette visite très martiale....

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant