Alain Gouamené : "La finale de 1992 était un vrai calvaire !" .

le
0
Alain Gouamené : "La finale de 1992 était un vrai calvaire !" .
Alain Gouamené : "La finale de 1992 était un vrai calvaire !" .

Héros de la finale de CAN 1992, l'entraîneur de l'ASEC Mimosas, Alain Gouamené, revient sur l'unique sacre des Ivoiriens dans la compétition. Entre deux souvenirs heureux, il en profite pour analyser les clés du grand remake, attendu à l'unisson par tout un peuple.

Salut Alain, ça y est, c'est la finale ! Pensez-vous que le fait d'avoir une Côte d'Ivoire moins attendue que d'habitude lui a pour une fois permis d'avancer libérée ? Je ne dirais pas qu'on a été soulagés. On est arrivés en finale malgré nos doutes, mais c'est vrai que l'attente au pays est très souvent notre plus grand ennemi. Comme d'habitude, on a envie d'avoir le trophée, on sent l'impatience de tout un peuple, ce n'est pas évident à assumer.
En fait, les Ivoiriens, vous faites un peu comme les Français, toujours brillants quand il y a moins de pression La Côte d'Ivoire est francophone à ce que je sache (rires).
Ça sent pas mal donc ! Si on en est là, c'est qu'on le mérite, surtout sur les deux derniers matchs. Je pense que ça va passer. Mais c'est le retour de l'engouement justement que je crains. J'espère que ça ne va pas couper les jambes aux joueurs. J'ai lu que le Premier ministre ivoirien va venir voir le match. Ce sera notre troisième finale, j'espère qu'ils vont le faire. Le seul truc qui me froisse la gorge, c'est l'absence de Didier Drogba. Qu'il ne soit pas là et qu'il ne puisse jamais triompher avec la Côte d'Ivoire, cela me frustre.
À ce sujet, croyez-vous au changement de politique de la Fédération qui prône la jeunesse ? On ne prône pas la jeunesse, mais on arrive à un moment où il faut renouveler l'équipe, c'est tout. Drogba et Zokora, ce sont eux qui ont décidé de ne pas venir. Selon moi, on ne devrait pas choisir, et arrêter la sélection quand c'est bon, qu'on a bien fini, qu'on a fait le tour. Mais Didier a arrêté. Je trouve dommage, avec tout ce qu'ils ont fait et mis en place depuis 2003, ils méritaient de prendre la coupe. Cela aurait été vraiment magnifique pour eux comme pour nous.
Quel regard portez-vous sur la finale ? Cela fait des années qu'on trime, qu'on recule. Ce dimanche soir, il faut y aller. Il faut se lâcher et foncer. C'est une bonne équipe, une bonne bande de gamins. Ils ne vont pas se suicider s'ils perdent, mais faire tout cela pour rien, ce n'est pas la peine. Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne
Vous êtes bien placé pour le savoir....





Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant