Alain Bauer : «L'essor d'une délinquance de subsistance»

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INTERVIEW- Un rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) détaille le poids des étrangers dans la délinquance. Le criminologue Alain Bauer défend l'étude de l'Observatoire qu'il préside.

LE FIGARO. - Quel est intérêt de choisir les étrangers comme critère de sélection?

Alain BAUER. - Les experts travaillent de manière systématique sur trois mêmes types de catégories depuis que l'on compte les crimes, c'est-à-dire 1826! Il s'agit des proportions hommes-femmes, majeurs-mineurs et Français-étrangers. Ces indicateurs restent les plus pertinents pour caractériser les mis en cause et les condamnés. La variable «étrangers» est intéressante car, dans un pays touristique comme le nôtre, cela permet d'étudier le rôle de la population de passage, que ce soit en qualité d'auteur, mais aussi de victime. Notre but n'est pas de donner une opinion, mais de fournir les outils permettant au public de s'en forger une.

Justement, l'étude évoque une série de chiffres assez forts...

Tout à fait, nous pouvons souligner une augmentation considérable de l'implication étrangère dans les atteintes aux biens. C'est le fruit d'une délinquance de subsistance qui p

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