Alain Aubry, chasseur de places de parking pour les tournages

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Une image extraite du film de Charles Henry, « La Ventouse ».
Une image extraite du film de Charles Henry, « La Ventouse ».

Série « Curieux métiers de la culture » (5/6). Le ventouseur prépare l’installation des véhicules techniques.

Série « Curieux métiers de la culture » (5/6) Dans le déroulement du tournage d’un film, notamment en ville, c’est le seul métier du cinéma en prise directe avec la population. Afin de permettre l’installation des véhicules techniques placés sous l’autorité de la régie et sous réserve du feu vert de l’administration, des hommes – le plus souvent – sont chargés de retenir des places de stationnement. Solitaires et patients, armés de cônes de Lübeck orange et blanc et de rubalise de même couleur qu’ils déroulent au fur et à mesure de leur progression le long des trottoirs, voici les « ventouseurs ».

Alain Aubry, 53 ans, est l’un d’eux. Il se présente comme « un mec simple, pas mondain ». Après avoir été déménageur de l’âge de 16 ans à 50 ans, ce Parisien, né dans le 14e arrondissement, s’est mis à chasser la place libre. « Sur Paris, on a souvent besoin de quarante-huit heures, explique-t-il. Pour un tournage qui débute le lundi matin à 7 heures, on doit commencer à bloquer les places de stationnement à partir du vendredi soir ou du samedi matin qui précède. » Sa première ventouse, il l’a faite grâce à son frère Pascal, convoyeur de camions de cinéma. C’était il y a quatre ans, rue Simon-Bolivar, dans le 19e arrondissement, pour une série policière diffusée sur TF1. Il a aussitôt rempilé.

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