Al-Qaida à la merci de ses chefs locaux

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Les branches régionales du réseau terroriste pourraient bénéficier d'une plus grande marge de manœuvre. Des tensions risquent aussi de naître autour de la succession de Ben Laden.

Al-Qaida a perdu son chef emblématique. À travers le monde, les djihadistes, qui avaient fini par le croire invincible, sont «catastrophés». Mais, de l'avis général, la disparition d'Oussama Ben Laden n'aura qu'un impact limité sur la nébuleuse terroriste, si ce n'est un renforcement de son autonomisation.

«Symboliquement, sa mort est une perte énorme pour la mouvance djihadiste», nous affirme depuis le Yémen Nasser al-Bahri, son ancien garde du corps. «Mais ce n'est pas pour autant la fin d'al-Qaida, ajoute-t-il. Ben Laden savait qu'il pouvait mourir à tout instant. C'est pourquoi il nous demandait souvent d'être autonomes là où nous serions positionnés, après l'Afghanistan.»

Même si les attentats du 11 Septembre ont surpris Ben Laden par leur ampleur, la fragmentation de son organisation, qui a suivi, avait été voulue par celui qui était alors en fuite dans les montagnes afghanes. Quelques jours après les premiers bombardements américains sur l'Afghanist

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