Akhundzada, un mollah ultra-conversateur à la tête des talibans

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Habaitullah Akhundzada, en 2000, alors qu'il président la commission antidrogue des talibans.  
Habaitullah Akhundzada, en 2000, alors qu'il président la commission antidrogue des talibans.  

Avec Habaitullah Akhundzada, les talibans ont élu un ultra-conservateur. « C'est l'archétype du mollah de la campagne afghane peu ouvert sur le monde, qui n'a guère voyagé », estime Sami Yousafzai, journaliste qui couvre le mouvement depuis deux décennies. Si le nouveau chef des talibans est inconnu dans l'opinion publique internationale, beaucoup en Afghanistan n'ont pas oublié ce juge originaire de la province de Kandahar qui susurrait à l'oreille du mollah Omar durant le régime des talibans entre 1994 et 2001. « Il militait pour l'interdiction de la musique à l'époque », se souvient Bilal Sarwary, un journaliste afghan basé à Kaboul. La chute des talibans en 2001 n'a pas assoupli ses conceptions rigoristes. Il intègre le conseil des Oulémas, l'organisme des talibans qui édite les fatwas, les décrets religieux. « C'est lui qui signait les exécutions des condamnés à mort par les gouverneurs talibans dans leurs régions », ajoute Bilal Sarwary.

Difficile dans ces conditions d'imaginer le nouveau leader plaider en faveur du processus de paix avec le gouvernement de Kaboul. Alors que les combats entrent dans leur quatorzième année, les combattants islamistes exigent le départ des troupes occidentales avant toute négociation. Et le communiqué des talibans qui proclame la mort de leur précédent chef, Akhtar Mansour, ainsi que la nomination de Habaitullah Akhundzada, rend hommage au leader défunt, tué samedi par un drone...

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