Ajax/Feyenoord, Klassieker à l'heure du brunch

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Ajax/Feyenoord, Klassieker à l'heure du brunch
Ajax/Feyenoord, Klassieker à l'heure du brunch

Pour limiter les risques d'affrontements entre supporters, c'est à mi-journée ce dimanche que se dispute De Klassieker entre l'Ajax et Feyenoord, le plus passionnel des chocs du football néerlandais. Bourgeois d'Amsterdam contre prolos de Rotterdam : l'opposition des genres perdure, ne serait-ce que pour la forme. S'agissant de l'enjeu sportif, la rencontre sera observée par le troisième larron d'Eredivisie, PSV, solide leader.

Le football est souvent une affaire de clichés assez lourdauds. Faut-il y voir un lien avec le fait qu'on commence généralement à s'y intéresser étant gamins et qu'à cet âge, on est peu sensibles à la nuance ? De même que dans les BD pour enfants, il y a les Gaulois d'un côté et les Romains de l'autre, ou l'affrontement entre cowboys et Indiens, dans le monde du foot, on aime ce choc basique entre deux camps bien distincts, quitte à enrober le tout de bons gros stéréotypes en forçant le trait pour rendre l'opposition claire, nette et tranchée. En France par exemple, on nous sert le PSG/Marseille comme le match de la capitale contre la province. Pareil en Espagne avec le Real/Barça, en y ajoutant un peu de politique et de régionalisme, histoire de rendre la chose plus passionnelle encore. Et aux Pays-Bas, puisqu'on y arrive, le "Klassieker" entre l'Ajax et Feyenoord cultive à fond l'opposition entre deux styles, deux cultures, deux mondes pourtant séparés de même pas 100 kilomètres. D'un côté Amsterdam la capitale, un joyau historique prisé des touristes et des élites. Puisqu'on est partis pour faire dans le cliché, allons-y gaiement en voyant "Dam" comme la cité des intellos, des artistes, des bohèmes, des rêveurs. Et ça tombe bien, puisque c'est tout le contraire de l'image véhiculée par Rotterdam la besogneuse, le port du petit peuple combatif et fier, des dockers sans le sou mais valeureux.
Feyenoord, à jamais les premiers
Oui, c'est complètement cliché tout ça, mais c'est pourtant de ce postulat qu'est née la rivalité entre les deux clubs de football les plus populaires du pays. Les deux entités et leurs fans jouent au concours très connoté "cour de récréation" de celui qui "pisse le plus loin". L'Ajax s'enorgueillit de posséder le plus beau palmarès des Pays-Bas, met en avant sa tradition du beau jeu et la multitude d'artistes du ballon qui ont porté le prestigieux maillot rouge au milieu, blanc sur les côtés. Côté Feyenoord (rouge d'un côté, blanc de l'autre, la nuance est subtile, mais essentielle), on répond que la Coupe d'Europe des clubs champions a été conquise avant le grand rival (1970 pour la seule et unique C1 du club, 1971, 72, 73 et 95 pour l'Ajax), ce qui confère au club de Rotterdam, dans le paysage footballistique néerlandais, un petit côté " à jamais les premiers" très olympien



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