Ajaccio : Marcangeli démissionne, Renucci revient

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Simon Renucci avait été battu de 281 voix en mars dernier par son jeune rival de l'UMP, Laurent Marcangeli.
Simon Renucci avait été battu de 281 voix en mars dernier par son jeune rival de l'UMP, Laurent Marcangeli.

Après l'annulation du scrutin à Ajaccio (Corse-du-Sud) pour fraudes, jeudi, par le tribunal administratif de Bastia, le psychodrame corse des élections municipales entre dans une nouvelle phase. Le maire sortant UMP, Laurent Marcangeli, annoncera sa démission, lors du prochain conseil municipal de lundi, "pour prouver qu'[il n'a] rien à cacher". Refusant de se pourvoir en cassation devant le Conseil d'État, le jeune loup de la droite ajaccienne se porte d'ores et déjà candidat à sa propre succession, expliquant que "les Ajacciens n'ont pas élu un voyou à la tête de leur ville". Jeudi matin, la justice a reconnu que l'élection municipale de mars dernier avait été entachée de nombreuses irrégularités, notamment dans la rédaction des procurations. Le tribunal a constaté que la signature de 86 électeurs apposée lors du second tour était "grossièrement contradictoire ou inexacte" et a invoqué une "manoeuvre systématiquement organisée", préconisant d'appeler de nouveau les Ajacciens à voter. À cela, Laurent Marcangeli répond qu'il y a bien eu "une défaillance collective. [...] Chez nous, chez nos adversaires et au sein même du commissariat." Mais il refuse l'opprobre jeté sur sa personne et ses colistiers, qui repartiront tous à ses côtés, comme un seul homme, assure-t-il. "Reprendre le flambeau" Pour son opposant, le divers gauche Simon Renucci, qui avait démissionné dès le lendemain de sa défaite en mars dernier après...

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