Airbus impatient de faire voler le Super Puma en Grande-Bretagne

le
0
    par Cyril Altmeyer et Tim Hepher 
    PARIS, 26 octobre (Reuters) - Airbus Group  AIR.PA  s'est 
étonné mercredi du maintien par la Grande-Bretagne de 
l'interdiction temporaire de vol de l'hélicoptère Super Puma 
alors même que l'Agence européenne de la sécurité aérienne 
(EASA) l'a levée début octobre. 
    Cette immobilisation des Super Puma avait été décidée début 
juin après la découverte d'une usure anormale du métal sur la 
boîte de transmission d'un appareil qui s'est écrasé en Norvège 
le 29 avril.   
    "Franchement, il faut qu'on arrive à comprendre pourquoi ils 
(la Grande-Bretagne) ne suivent pas l'EASA. Est-ce une 
anticipation du Brexit ou est-ce dû à d'autres évolutions ou 
influences ?", a déclaré le directeur financier d'Airbus Group 
Harald Wilhelm aux analystes à l'occasion de la publication des 
résultats trimestriels du groupe.   
    Ces déclarations illustrent le malaise croissant de 
certaines entreprises européennes phares face aux implications 
de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. 
    Airbus Group et son motoriste Safran  SAF.PA  ont vu leurs 
bénéfices reculer le trimestre dernier dans les hélicoptères, 
tandis qu'Airbus Helicopters a annoncé mercredi 582 suppressions 
de postes en France sur la période 2017-2018.   
    En levant son interdiction le 7 octobre, l'EASA a exigé, sur 
les appareils de nouveau autorisés à voler, le remplacement de 
l'une des pièces de la boîte de transmission et une inspection 
quotidienne des hélicoptères, ou toutes les 10 heures de vol. 
    "Je pense que les acteurs du marché peuvent s'attendre à ce 
que si l'EASA lève (l'interdiction), cela suffit pour reprendre" 
les vols, a également estimé Harald Wilhelm. 
    La chute du Super Puma (H225) en Norvège a tué les 13 
personnes qui se trouvaient à bord. Les enquêteurs ont exclu une 
erreur humaine, déclarant que le crash était dû à un problème 
technique.   
    Bon nombre de responsables du secteur s'attendent à ce que 
l'EASA garde ses prérogatives en Grande-Bretagne après le départ 
du pays de l'Union européenne, mais il est encore difficile de 
savoir jusqu'à quel point. 
    "Nous respectons totalement le droit du gouvernement 
britannique à exercer son évaluation individuelle du H225 et 
nous travaillons avec les autorités pour que l'interdiction 
temporaire soit levée dès que possible", a déclaré un 
porte-parole d'Airbus Group. 
    Dans une déclaration transmise à Reuters, l'aviation civile 
britannique a réaffirmé qu'elle attendait, tout comme son 
homologue norvégienne, d'avoir de nouveaux éléments concernant 
l'accident avant de prendre une décision. 
 
 (Edité par Dominique Rodriguez) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant