Airbus Helicopters va supprimer 582 postes en France en 2017-18

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 (Version complétée) 
    PARIS, 26 octobre (Reuters) - Airbus Helicopters  AIR.PA  a 
annoncé mercredi un plan de départs volontaires portant sur 582 
postes en France sur la période 2017-2018 en raison du 
ralentissement de son marché. 
    Le premier fabricant mondial d'hélicoptères civils, qui 
tenait un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire dans 
la matinée, fait face à une chute de la demande dans le secteur 
pétrolier et gazier et aux conséquences de l'accident mortel 
d'un Super Puma en avril en Norvège.   
    Les suppressions de postes prévues seront réparties sur les 
sites de Marignane (Bouches-du-Rhône) et de Paris-le Bourget-La 
Courneuve, précise Airbus Helicopters dans une déclaration 
transmise à Reuters. 
    Il ajoute qu'une première réunion de concertation avec le 
CCE est prévue le 3 novembre. 
    "Nous voulons nous assurer qu'il y aura des mesures 
égalitaires entre la France, l'Allemagne et l'Espagne", a 
déclaré de son côté à Reuters Marc Dehan, président du syndicat 
CFTC de la division. 
    Airbus Helicopters emploie 8.500 personnes à Marignane et 
700 à la Courneuve, soit environ un cinquième des effectifs 
d'Airbus Group en France. Le site de la Courneuve sera transféré 
à Dugny (Seine-Saint-Denis), où il prendra le nom de Paris-Le 
Bourget.  
    La division d'hélicoptères emploie également quelque 7.000 
personnes en Allemagne et 500 en Espagne, sur un total mondial 
de 22.000 personnes. 
    Airbus Group, qui a publié ses résultats trimestriels 
mercredi matin, a fait état d'une chute de 17% du bénéfice 
d'exploitation d'Airbus Helicopters sur les neuf premiers mois 
de l'année et d'une baisse de 11% de ses prises de commandes sur 
la même période.   
    Airbus Helicopters compte sur le secteur militaire où les 
appels d'offres se multiplient mais a subi début octobre 
l'annulation controversée d'un gros contrat de 50 hélicoptères 
de transport militaire Caracal en Pologne.   
    Airbus Group lui-même est en pleine réorganisation, avec le 
projet "Gemini" annoncé fin septembre qui prévoit de fusionner à 
Toulouse les sièges de la maison mère et de sa principale 
filiale Airbus, suscitant les inquiétudes des syndicats. 
  
 
 (Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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