Airbus Group veut faire voler des citadins

le
0
    TOULOUSE, 9 septembre (Reuters) - Survoler les bouchons en 
appuyant sur un bouton : c'est le "rêve" que voudrait 
concrétiser l'industriel Airbus Group, qui réfléchit 
actuellement en France, en Allemagne et aux Etats-Unis à deux 
projets de véhicules volants et autonomes, capables de 
transporter un ou plusieurs passagers.  
    Ces projets, présentés dans un article du dernier numéro de 
Forum, le magazine interne d'Airbus Group, sont "faisables" 
selon le groupe aéronautique et spatial européen qui n'a 
toutefois pas souhaité les commenter officiellement. 
    "Je ne suis pas fan de Star Wars, mais imaginer qu'un jour 
des véhicules volants circuleront dans nos villes n'est pas 
insensé. Dans un avenir pas si lointain, nous utiliserons nos 
smartphones pour réserver des taxis volants entièrement 
automatiques qui atterriront devant notre porte, sans pilote", 
estime dans cet article Tom Enders, le PDG d'Airbus Group. 
    Le premier projet, baptisé "Vahana", est développé par une 
équipe de A3, le pôle d'innovation créé par l'industriel dans la 
Silicon Valley, en Californie.  
    Il s'agirait d'une "plate-forme volante de transport de 
passagers individuels et de fret". Selon l'article de Forum, les 
essais en vol d'un prototype pourraient avoir lieu fin 2017. 
    "Les premières briques technologiques nécessaires, comme les 
batteries, les moteurs et l'avionique existent", assure dans ce 
document le responsable du projet, Rodin Lyasoff, pour qui "le 
challenge" est maintenant "de mettre au point une technologie 
fiable de détection et d'évitement". 
     
    CITYAIRBUS 
    De son côté, Airbus Helicopters a lancé le projet Skyways 
"une solution de livraison urbaine" avec laquelle il espère 
"faire évoluer le cadre réglementaire concernant l'insertion 
d'aéronefs autonomes dans l'espace aérien urbain". 
    La filiale à 100% d'Airbus Group a déjà signé en février 
2016 un protocole d'accord avec la Direction singapourienne de 
l'aviation civile (CAAS) autorisant l'expérimentation mi-2017 
d'un service de livraison de colis par drones sur le campus de 
l'université nationale de Singapour.  
    La réussite de cette phase pilote pourrait selon Airbus 
Helicopters "accroître l'acceptation d'essais en vol avec des 
passagers, ultime verrou aux projets de véhicule aérien urbain". 
    C'est dans cette optique que le constructeur d'hélicoptères 
dit travailler depuis deux ans sur un concept de plate-forme de 
transport de passagers à propulseur électrique.  
    Ce véhicule, baptisé "CiyAirbus" sur lequel des développeurs 
travaillent en France et en Allemagne, se déplacerait à l'aide 
de multiples hélices et s'apparenterait à un petit drone. 
    Opéré au début par un pilote comme un hélicoptère, cet 
aéronef deviendrait "totalement autonome dès que la 
réglementation l'autoriserait".  
    Selon Marius Bebesel, le directeur des démonstrateurs chez 
Airbus Helicopters cité dans le journal interne, "les usagers 
utiliseraient une application en ligne pour réserver un siège à 
bord d'un CityAirbus et se rendraient ensuite à l'hélisurface la 
plus proche pour être acheminés rapidement à destination". 
 
 (Johanna Decorse, édité par Yves Clarisse) 
 

Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant