Airbus : 1 375 postes en jeu

le , mis à jour à 07:29
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Airbus : 1 375 postes en jeu
Airbus : 1 375 postes en jeu

Jour J, demain, pour les 140 000 salariés du groupe Airbus, dont 54 000 en France. Lors du comité d'entreprise européen qui se tiendra au siège de l'avionneur, à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse (Haute-Garonne), la direction devrait annoncer, sauf surprise, son objectif de supprimer 1 375 postes. Cette restructuration fait suite à la fusion entre la maison mère, Airbus Group, et sa filiale Airbus.

 

Voulue par le directeur général d'Airbus Group — qui a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 64,4 Mds€ —, l'Allemand Tom Enders, cette nouvelle organisation doit rendre la gouvernance plus efficace. « Et, comme toute fusion entre deux entreprises, il y a des doublons, décrypte une source proche du dossier. Ce sureffectif concernera notamment la communication, où 100 des 400 emplois devraient être supprimés, mais aussi les ressources humaines, l'informatique ou encore la recherche et développement (R&D). »

 

Le nombre de postes concernés fait craindre aux syndicats des licenciements secs. La semaine dernière, lors du premier vol d'essai de son nouvel avion, l'A350-1000, version allongée de l'avion long-courrier A350, Fabrice Brégier, président d'Airbus, a tenté de rassurer les salariés. Il a rappelé qu'« Airbus avait une tradition de dialogue social qui a toujours permis, normalement, de trouver des solutions comme avec Power 8 ». Lancé il y a dix ans pour redresser les comptes du groupe, ce plan prévoyait de supprimer 5 000 postes. Au final, les coupes avaient été moins importantes, avec 2 500 emplois disparus.

 

Pour atteindre son objectif de 1 375 suppressions de postes sans procéder à des licenciements secs, la direction devrait actionner tous les leviers : départs à la retraite non remplacés, mobilité des personnels ou encore incitation financière au départ. Un panel de solutions qui va faire l'objet de négociations avec les partenaires sociaux entre janvier et juillet 2017. Puis la ...

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