Airbnb va collecter la taxe de séjour à Paris

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Critiqué pour concurrencer les hôtels et favoriser les locations courtes durées non déclarées, le site américain avait fait part en février de sa volonté de collaborer avec la Ville de Paris notamment pour la collecte de la taxe. (Jose Ignacio Soto /shutterstock.com)
Critiqué pour concurrencer les hôtels et favoriser les locations courtes durées non déclarées, le site américain avait fait part en février de sa volonté de collaborer avec la Ville de Paris notamment pour la collecte de la taxe. (Jose Ignacio Soto /shutterstock.com)

(AFP) - Le site de location d'appartements Airbnb va collecter la taxe de séjour à Paris pour le compte de ses hôtes à partir du 1er octobre, a annoncé mardi le groupe américain dans un communiqué.

Les particuliers avaient déjà l'obligation de s'acquitter de la taxe de séjour pour les locations de courte durée, mais c'est un décret publié au début du mois qui a ouvert la possibilité aux sites comme Airbnb de collecter cette taxe.

"Nous sommes fiers de lancer ce processus fiscal simple et efficace dans notre première destination mondiale, et de permettre ainsi à Paris de mieux percevoir cette importante source de revenus de la part de nos voyageurs", a déclaré Nicolas Ferrary, directeur France d'Airbnb dans un communiqué.

Critiqué pour concurrencer les hôtels et favoriser les locations courtes durées non déclarées, le site américain avait fait part en février de sa volonté de collaborer avec la Ville de Paris notamment pour la collecte de la taxe.

"Nous saluons cette avancée que nous demandions de longue date et qui vient renforcer la justice entre les différents acteurs de l'hébergement touristique", a souligné dans un communiqué Jean-François Martins, adjoint à la Maire de Paris en charge du tourisme.

L'élu parisien a tout de même nuancé, demandant à Airbnb d'avancer "sur le respect des conditions de mise en location saisonnière".

"Certains abus ont été constatés, comme la dissimulation de meublés touristiques en logement d'habitation", a expliqué Jean-François Martins.

En mai, les services de la Ville de Paris avaient lancé une opération "coup de poing" contre des locations touristiques illégales notamment repérées sur des sites comme Airbnb - des logements ne constituant pas la résidence principale de leurs propriétaires et n'ayant pas reçu d'autorisation pour être loués de façon saisonnière.

Depuis la création du site, plus de 2 millions de voyageurs ont séjourné à Paris grâce à Airbnb. La capitale française est le premier marché du groupe en termes de logements proposés, avec 50.000 annonces.

"Une nouvelle ligne apparaîtra sur le reçu des voyageurs. D'un montant de 0,83 euro par nuit et par voyageur, elle correspond à la taxe pour la catégorie +meublés touristiques non classés+", détaille Airbnb dans son communiqué.

Le site américain a également fait part de son intention de généraliser progressivement ce système à d'autres villes françaises.

Airbnb est une plate-forme communautaire créée en 2008 à San Francisco mettant en contact sur internet voyageurs et propriétaires d'appartements à louer pour de courtes durées dans le monde entier.

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  • moinesol le mardi 25 aout 2015 à 19:09

    il collecte aussi la tva qui représente largement plus que la taxe de séjour?