Airbnb règle ses comptes avec la mairie de Paris

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Le site de location a reversé la somme d’1,2 million d’euros de taxe de séjour à la mairie de Paris. Airbnb s’était engagé à collecter cette taxe dans la capitale française depuis le 1er octobre 2015.

Au titre de la taxe de séjour pour la catégorie «meublés touristiques non classés, qui s’élève à 0,83 euros par personne et par nuit, Airbnb a reversé 1,169 millions d’euros à la Mairie de Paris, pour la période allant du 1er octobre au 31 décembre 2015», explique à l’AFP la mairie de Paris. Ce chiffre correspond à «1,4 million de nuitées sur cette période» à Paris, pour le site de location d’appartements, qui se refusait jusqu’ici à communiquer sur le nombre de nuitées.

Avec quelques 50.000 logements proposés dans la capitale, Paris est plus que jamais la capitale des villes les plus visitées par les utilisateurs d’Airbnb. En comparaison, sur cette même période, les nuitées dans l’ensemble du secteur de l’hôtellerie parisienne s’élève à 8,5 millions. A titre indicatif, la Mairie de Paris a perçu 80 millions d’euros au titre de la taxe de séjour pour l’ensemble de l’année 2015 et table sur 90 millions d’euros pour l’année 2016.

Les particuliers avaient déjà l’obligation de s’acquitter de la taxe de séjour pour les locations de courte durée mais c’est un décret publié au début du mois d’août qui a ouvert la possibilité aux sites comme Airbnb de récupérer auprès d’eux cette taxe, afin d’amélioration le taux de collecte.

Des opérations pour débusquer les locations illégales

Accusé de concurrencer les hôtels et favoriser les locations de courtes durées non déclarées, le site américain avait fait part en février 2015 de sa volonté de collaborer avec la ville de Paris notamment pour améliorer la collecte de la taxe. Le 21 janvier dernier, les députés ont voté, contre l’avis du gouvernement, un amendement au projet de loi numérique qui vise à obliger les propriétaires ou locataires qui louent leur logement de façon ponctuelle via des sites comme Airbnb, à prouver qu’ils en ont l’autorisation.

Très tendance aussi dans la capitale: des opérations «coup de poing» organisées par la mairie, qui consiste à faire des contrôles de logements, notamment dans les quartiers les plus huppés de la capitale... qui sont aussi ceux où fleurissent les locations Airbnb! Il y a quelques mois une opération était était organisée par la mairie de Paris contre les locations touristiques illégales - proposées notamment via le site Airbnb - dans le Marais. L’objectif: une opération de 3 jours pour contrôler 80 immeubles du quartier. En janvier dernier, rebelote, avec une opération similaire des les Ier et VIe arrondissements.

Si l’on compte le nombre de locataires Airbnb qui ont séjourné durant l’été 2014 dans les IIIe et IVe arrondissement, on obtient un total de 66.320 personnes. Un chiffre très élevé, si l’on compare avec les quelque 64.795 habitants (selon les chiffres publiés en 2012) du Marais qui y ont leur résidence principale. Un syndrome qu’il faut éviter. Le souhait de la maire de Paris Anne Hidalgo: travailler en étroite collaboration avec les villes de Madrid, New York, et Barcelone, qui sont également touchées par cet enjeu des meublés touristiques illégaux.

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  • sibile il y a 10 mois

    pour madame Hidalgo, l'idéal serait que les touristes envoient leur chèque et restent chez eux

  • heimdal il y a 10 mois

    Eux ils ont le droit de sa gaver avec nos impôts dans des immenses appartements aux loyers ridicules .La mairie de Paris est un gouffre sans fond surtout gérés par des socialo-communistes .

  • lm123457 il y a 10 mois

    Et les politiques qui sont hébergés pa rla mairie de paris à sous-tarif, et parfois sous-louent leur appart, on va les contrôler ? ? Non parce que Frigide barjot s'est fait virer parce qu'elel sous-louait à son entreprise une partie ... Deux-poids, deux mesures : le lobby LG.BT est à l'oeuvre !!!