Airbnb pèserait 185 millions d'euros par an à Paris

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Le site de location de logements entre particuliers publie une étude exhaustive. A Paris les 223.000 voyageurs accueillis en 12 mois ont dépensé 185 millions d'euros entre logement et dépenses sur place.

Entre la chasse menée par la mairie de Paris aux loueurs d'appartements meublés et la récente condamnation d'un propriétaire new-yorkais qui louait un logement à des vacanciers, le site AirBnB a voulu mieux faire connaître son activité. Ce champion américain de la location de logement entre particuliers connaît un succès croissant en France, surtout à Paris, et publie une étude exhaustive sur son activité.

On y apprend qu'au cours des 12 derniers mois, 10.626 Parisiens ont accueilli 223.019 voyageurs pour une durée moyenne de 5,2 jours et un coût moyen de 41 euros par jour et par personne. «Nous avons été surpris de constater que la dépense moyenne par séjour de nos utilisateurs était bien plus élevée que celle des clients d'hôtels», souligne Olivier Gremillon, directeur d'AirBnB France. Il est vrai que les séjours à l'hôtel sont bien plus courts (2,3 nuits en moyenne) mais les clients du site de location dépensent largement sur place l'argent qu'ils économisent sur l'hébergement. Au final, ils dépensent 125 euros par jour hors hébergement contre 82 euros pour ceux qui logent à l'hôtel. Globalement, selon l'étude menée par l'économiste Nicolas Bouzou, le site générerait des retombées économiques annuelles de 185 millions d'euros.

Une offre et une demande très bobo

Contrairement à l'idée que l'on peut se faire, les loueurs sont une écrasante majorité (83 %) à louer sur ce site leur résidence principale lorsqu'ils ne l'occupent pas. Un cas de figure que la Ville de Paris tolère parfaitement. Les loueurs en tirent une rémunération moyenne de 297 euros par mois pour un peu moins de 4 locations par mois. Aux dires de ces loueurs, cet argent est principalement utilisé pour les dépenses courantes et les vacances mais pour 39 % d'entre eux ce revenu supplémentaire les aiderait également à conserver leur logement.

Dernier enseignement de cette étude: la clientèle touchée serait assez différente de celle de l'hôtellerie traditionnelle. La plupart des usagers du site connaissent déjà la capitale et cherchent à découvrir un quartier particulier. Aussi bien l'offre que la demande se concentre dans les quartiers bobo du nord et de l'est parisien. Le Xe ou le XXe arrondissement, par exemple, sont plébiscités. Par ailleurs, la clientèle est familiale à 54 % et les Américains, très majoritaires à l'origine laissent la place à des Européens toujours plus nombreux (44 %) tandis que la clientèle d'Asie et d'Océanie progresse (13 %).

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  • fab2002 le jeudi 13 juin 2013 à 21:34

    Pratique illégale en France.....Condamné à New York....

  • fab2002 le jeudi 13 juin 2013 à 21:33

    Boursorama fait de la pub pour une pratique illégale en France.....Le modérateur devrait demandé le retrait de cet article......