Airbnb menacé par la fronde de sa ville d'origine, San Francisco

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Un referendum se tient ce mardi à San Francisco visant à limiter à 70 jours par an la durée maximale des locations touristiques et à faciliter les plaintes pour trouble de voisinage. Airbnb se bat pour que le non l’emporte.

L’étau juridique et fiscal continue à se resserrer autour d’Airbnb et autres sites de locations de logements entre particuliers. Et cette fois-ci, la menace ne vient pas de Paris, ni de New York mais de San Francisco, la ville d’origine du célèbre site Internet. Les habitants de la ville doivent se prononcer ce mardi par referendum sur une proposition limitant à 75 jours par an la durée maximale des locations touristiques de courte durée. Jusqu’à présent, cette durée maximale est de 90 jours lorsque le propriétaire est absent (pas de limite à la location lorsque le propriétaire reste sur place et ne loue que certaines chambres). Par ailleurs, il deviendrait plus facile de mener des actions de groupe en cas de troubles de voisinage causés par ces locations.

Alors que le succès du site ne se dément pas puisqu’il a permis de loger plus de 17 millions de clients l’an dernier, Airbnb doit de plus en plus négocier avec les autorités locales pour poursuivre son activité. Ainsi, à Paris, son plus gros marché, la plateforme a voulu prouver sa bonne volonté en collectant la taxe de séjour depuis le 1er octobre. Et a San Francisco, c’est même une taxe hôtelière de 14 % qui est prélevée auprès des clients.

Hausse du coût de la vie

Et ce n’est sans doute pas fini. Aux Etats-Unis, les villes de New York ou d’Austin au Texas menacent de prendre des mesures plus restrictives sur ce type de réunion. Au-delà des reproches sur le manque à gagner fiscal, les opposants à Airbnb estiment que le site fait grimper les loyers et le coût de la vie sur des marchés immobiliers déjà tendus. De son côté, le site de location compte bien protéger ses intérêts et a dépensé plusieurs millions de dollars en publicité pour inciter les électeurs à voter contre ces propositions. Le verdict viendra donc des urnes.

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  • sibile le lundi 2 nov 2015 à 14:09

    l'idéal, ce serait que les touristes envoient leur chèque mais qu'ils restent chez eux, ça créerait moins de nuisances

  • M6196970 le lundi 2 nov 2015 à 13:58

    Ces locations de vacances créent souvent des troubles de voisinage et participent à faire grimper le coût du logement pour tout le monde. Cela devient une vraie nuisance contre laquelle il est urgent d'agir.