Airbnb, BlaBlaCar, Uber: comment ils assurent leurs clients

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Les géants de l'économie collaborative misent gros sur la confiance que leur accordent leurs membres. L'assurance de leur trajet ou de leur séjour constitue donc un enjeu de taille.

• La méthode Airbnb: un SAV réactif

Comment ça fonctionne. «On n'est jamais mieux servi que par soi-même», l'adage vaut également pour l'assurance de son logement. Avant de compter sur la protection du site de location entre particuliers, il faut d'abord être soi-même bien protégé: l'assurance responsabilité civile suffit normalement si des dégâts non intentionnels sont constatés et la souscription d'une assurance logement personnelle reste une obligation légale.

De son côté, Airbnb propose une garantie gratuite des dégâts subis, allant jusqu'à 700.000 euros de dommages. Mais attention: elle ne vaut que pour les logements proposés légalement sur le site. Exit donc les sous-locations sans autorisation du propriétaire. En outre, la garantie ne peut s'appliquer que si les deux parties n'ont pas trouvé d'accord satisfaisant et si l'assurance personnelle du loueur ne peut s'appliquer. «En définitive, cette garantie de 700.000 euros a davantage vocation à rassurer qu'à s'appliquer», expliquait récemment au Figaro Nathalie Roze, avocate spécialisée en droit de l'immobilier .

Et en pratique? Soucieux de préserver son image de tiers de confiance, Airbnb se montre particulièrement réactif lorsqu'un problème survient. Comme dans le cas de ces propriétaires qui ont retrouvé leur appartement saccagé: le site s'est empressé de leur proposer de prendre en charge le nettoyage de leur maison ainsi que les éventuels travaux de remise en état, tout comme leur hébergement temporaire.

• La méthode BlaBlaCar: miser sur un partenariat

Comment ça fonctionne. Comme le covoiturage n'est pas une activité lucrative, le chauffeur comme ses passagers bénéficient des mêmes garanties que lors d'un classique trajet en famille ou avec des amis, grâce à l'assurance responsabilité civile obligatoirement souscrite par le propriétaire du véhicule. BlaBlaCar a décidé d'aller plus loin et de signer un partenariat avec Axa pour garantir à ses clients une meilleure protection.

Et en pratique? En cas de problème lors du trajet, les participants au covoiturage peuvent contacter une plateforme téléphonique qui les aidera à rejoindre leur destination «par tous les moyens nécessaires», précise Axa. Une nuit d'hôtel peut même être payée par l'assureur si le trajet ne peut être effectué dans la journée. Cette garantie ne s'applique toutefois pas si le trajet est annulé au dernier moment. Axa s'engage également à rembourser au propriétaire du véhicule la surfranchise que lui facturerait son assurance s'il décidait de prêter le volant à l'un de ses passagers.

• La méthode Uber: une garantie spécifique

Comment ça fonctionne. Les entreprises de VTC (Véhicule de tourisme avec chauffeur) doivent souscrire deux types d'assurance professionnelle: responsabilité civile pour couvrir les dégâts matériels et les dommages aux personnes transportées et exploitation pour les dégâts causés aux clients et aux biens matériels à l'extérieur du véhicule. Mais UberPOP, le service contesté de l'entreprise américaine, s'affranchit en partie de ces contraintes, les chauffeurs étant des particuliers. Ces derniers sont donc obligés de contracter uniquement le premier type d'assurance.

Et en pratique?La justice n'ayant pas encore tranché définitivement l'autorisation du service UberPOP, les assurances françaises se montrent prudentes quant à la couverture d'éventuels dégâts dans le cadre de l'activité. L'assurance contractée par le chauffeur ne garantit donc pas forcément une prise en charge. Cependant, Uber s'est adjoint les services de l'assureur ACE, qui couvre les dommages en cas d'accident «à hauteur de 5 millions de dollars», précise l'entreprise.

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