Air France : ouverture du procès de quinze salariés dans l'affaire de chemise arrachée

le , mis à jour à 18:04
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Air France : ouverture du procès de quinze salariés dans l'affaire de chemise arrachée
Air France : ouverture du procès de quinze salariés dans l'affaire de chemise arrachée

La photo du DRH d'Air France s'enfuyant en courant, la chemise en lambeaux, à la suite d'un CCE, le 5 octobre, sur le projet de restructuration de la compagnie visant à supprimer 2 900 emplois, avait fait le tour du monde. Accusés de «violences» ou de dégradations, quinze salariés sont jugés au tribunal de Bobigny (Seine-et-Marne) depuis 9 heures ce mardi dans une salle d'audience archicomble.   

 

VIDEO. A Bobigny, procès de la «chemise arrachée» d'Air France

 

A l'ouverture de l'audience, le président a tenté de détendre l'atmosphère en demandant à la salle de mettre les portable en mode «avion». Les avocats des prévenus ont demandé le report de l'audience au 9 décembre, mais cette demande a été rejetée et le procès va pouvoir se poursuivre dans une ambiance électrique.   

 

Alors que l'intersyndicale d'Air France a appelé à une grève et à un rassemblement aux abords du tribunal, la CGT, qui compte plusieurs membres parmi les prévenus, veut transformer cette journée en tribune pour «les libertés syndicales». Cinq de ses adhérents, dont un représentant du personnel, ont été licenciés par la compagnie à la suite des événements. Parmi eux, quatre sont prévenus dans ce procés qui s'étale sur deux jours. 

 

À l'initiative de l'intersyndicale #AirFrance, rassemblement dvt tribunal #Bobigny pr soutenir salariés après l'affaire "#chemisearrachee" pic.twitter.com/dPioB7YfRC

— fabien12 RT (@fabien12_RT) 27 septembre 2016

 

Pour la CGT, ce procès est avant tout politique. «Dès le lendemain des faits, Manuel Valls a réclamé des sanctions exemplaires à l'encontre des salariés. L'affaire a été théâtralisée par la suite, les forces de l'ordre sont allées les chercher chez eux devant femme et enfants, comme des malfrats», lâche Miguel Fortea, secrétaire général du syndicat CGT d’Air France. Un sentiment renforcé lorsque Myriam El Khomri, ...

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  • stochast il y a 4 mois

    Il faudrait que la CGT comprenne qu'il y a des règles implicites lors d'un conflit social, aussi dur soit-il. Insulter les représentants de la Direction, leur lancer des oeufs ou même les "séquestrer" (non pas les ligoter sur une chaise mais faire pression sur eux pour qu'ils ne quittent pas les réunions de négociations), ça peut être toléré. Mais en aucun cas leur intégrité physique ne doit être menacée. Cette règle avait toujours été respectée.

  • t_n_t il y a 4 mois

    ce process devrait donner confiance aux patrons & investisseurs étrangers pour que l'emploi ne continue pas a se dégrader en France