Air France obtient le licenciement à l'arraché

le , mis à jour à 07:39
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Air France obtient le licenciement à l'arraché
Air France obtient le licenciement à l'arraché

La ministre du travail a tranché et pris le risque de relancer la guerre avec la CGT. Myriam El Khomri a finalement validé hier le licenciement d'un délégué CGT d'Air France accusé d'avoir participé à l'épisode de la « chemise arrachée » lors d'une manifestation qui avait dégénéré, le 5 octobre dernier, à Roissy. Une décision aussitôt qualifiée de « revancharde » par le secrétaire national de la CGT, Philippe Martinez, dont le syndicat a mené la fronde contre le projet de loi Travail. La direction d'Air France, elle, s'est refusée hier à tout commentaire.

 

Forcément saisie en cas de licenciement d'un salarié protégé, l'inspection du travail avait, elle, refusé, en janvier dernier, le licenciement pour faute lourde du représentant du personnel (CGT). La direction d'Air France, qui avait déjà licencié quatre autres salariés, non protégés, impliqués dans l'agression de son directeur des ressources humaines, Xavier Broseta, avait alors déposé un recours auprès de la ministre du Travail.

 

Hier, la décision est donc tombée, non sans explications. « A l'issue d'une analyse longue et minutieuse, et sur la base des éléments portés au dossier, est-il indiqué dans le communiqué ministériel, il ressort que la faute reprochée est d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement du salarié protégé. » Et d'ajouter, comme pour mieux se justifier : « Cette décision est cohérente avec le licenciement des quatre autres salariés dont le cas n'est pas soumis à l'autorisation de l'inspection du travail. » En clair, c'est aussi une question d'équité.

 

Selon Miguel Fortea, délégué CGT-Air France, le délégué va, comme il en a le droit, contester son licenciement devant le tribunal administratif. « La ministre avait quatre mois pour répondre, confie-t-il. Elle prend une décision contraire à celle de l'inspection du travail, sans élément nouveau, et en plus elle a dépassé ...

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  • 72805271 il y a 4 mois

    Et l'inspecteur du travail qui refuse le licenciement est-il réellement impartial. Il se peut qu'il soit lui même à la CGT.

  • Berg690 il y a 4 mois

    Les actionnaires peuvent dire merci à la direction.

  • Berg690 il y a 4 mois

    Une chemise à 90 millions € quand même!

  • jphr63 il y a 4 mois

    évidemment, licencier un fonctionnaire est toujours compliqué.

  • jmlhomme il y a 4 mois

    Il faut tout simplement dissoudre la CGT, pour entrave à la Justice et à L'Economie. Et reformer radicalement le droit syndical.

  • ppsoft il y a 4 mois

    pauvres

  • ppsoft il y a 4 mois

    Et à côté de ça, ceux qui ont un casier judiciaire, ou qui ont commis des agressions sexuelles, peuvent rester à l'assemblée nationale. Ce pays est malade de son oligarchie. Je commencerai à envisager de croire au discours sur la démocratie en France quand on aura des pauves à l'assemblée.

  • M2266292 il y a 4 mois

    Enfin une bonne décision, licencié les protégés de la CGT qui tuent nos entreprises

  • janaliz il y a 4 mois

    ...A l'arraché !!!!!!!!!!! De chemises, naturellement...

  • Alananas il y a 4 mois

    "La direction d'Air France, qui avait déjà licencié quatre autres salariés, non protégés". Cette affaire est quand même révélatrice de la quasi immunité des cégétistes. Je note que la CGt ne s'émeut pas du sort justifié des quatre autres licenciés. Et, je note également qu'il faut l'intervention d'un(e) ministre ! pour licencier un délégué CGT!. Et encore sans certitudes.