Air France : le procès de la «chemise arrachée» renvoyé à la rentrée

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Air France : le procès de la «chemise arrachée» renvoyé à la rentrée
Air France : le procès de la «chemise arrachée» renvoyé à la rentrée

L'audience tombait plutôt mal, au beau milieu de l'épreuve de force engagée par la CGT sur la loi Travail. Finalement, l'affaire de la « chemise arrachée » du DRH d'Air France qui devait être jugée ce vendredi matin, devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a été renvoyée à la demande de la défense aux 27 et 28 septembre 2016, comme l'indique le parquet. Quinze prévenus dont cinq adhérents de la CGT comparaissaient ce vendredi après les faits du 5 octobre 2015, à Roissy (Val-d'Oise) : les images du DRH de la compagnie aérienne, accompagné d'un autre cadre, chemises arrachées, torse nu, escaladant un grillage pour échapper à des manifestants déchaînés, avaient fait le tour du monde.

Cinq des personnes poursuivies le sont pour « violences en réunion » et encourent jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. Les dix autres le sont pour « dégradations ». Les dérapages s'étaient produits après l'annonce d'une restructuration d'Air France menaçant près de 3 000 emplois.

VIDEO. Le DRH d'Air France se fait arracher sa chemise

Dans la salle d'audience archi-comble, une cinquantaine de salariés de l'entreprise étaient venus ce vendredi soutenir leurs collègues. Dehors, une centaine de militants syndicaux, de la CGT Air France mais aussi de la RATP ou de la fonction publique, assistaient à la projection sur écran géant du documentaire «Comme des Lions», de Françoise Davisse, sur la lutte des PSA d'Aulnay.

Quelques pilotes en uniforme se distinguaient parmi les manifestants, dont certains portaient des chasubles avec l'inscription  « syndicaliste, pas voyou ! ». Une allusion à la déclaration du Premier ministre, Manuel Valls qualifiant de « voyous » les fauteurs de troubles, qui avait suscité un débat sur la légitimité du recours à la violence physique face à la « violence économique ».

« Criminalisation de l'action syndicale », selon la ...

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