Air France : le conflit toujours dans l'impasse, les pilotes dans la rue

le
4
Air France : le conflit toujours dans l'impasse, les pilotes dans la rue
Air France : le conflit toujours dans l'impasse, les pilotes dans la rue

«Pan, pan, Pan,...». Ce message d'urgence en langage aéronautique illustre plus que jamais le conflit qui oppose les pilotes et la direction d'Air France sur le projet d'extension en Europe de sa filiale low cost Transavia. Lundi, le Pdg du groupe Air France-KLM, Alexandre de Juniac, a proposé aux syndicats de suspendre provisoirement de trois mois ce projet. Les pilotes ont dénoncé un «écran de fumée», redoutant toujours un «dumping social» dans la compagnie.

Résultat ? A son neuvième jour, la plus longue grève au sein de la compagnie depuis 1998, le conflit s'enlise, avec des aéroports qui tournent au ralenti. Air France prévoit d'assurer à peu près la moitié de ses vols (48%) ce mardi, soit légèrement plus que la veille. En outre, la direction estime à 57% le taux de pilotes grévistes pour cette journée, en baisse par rapport à lundi (65%). 

Pour mercredi, les prévisions sont quasi identiques avec 46% des vols assurés. Selon un communiqué de la compagnie, le taux de grévistes devrait continuer à baisser, à 52% mercredi. Air France recommande toujours à tous ses clients de reporter leur voyage s'ils ont réservé un vol d'ici le 30 septembre ou de changer leur billet sans frais supplémentaire.

Les pilotes pris à partie

Pour la première fois depuis le début du conflit, les pilotes ont manifesté mardi après-midi. Entre 200 et 300 d'entre eux se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale, casquettes sur la tête et marinières «made in france» sur les épaules, pour protester contre le projet de développement de la filiale low cost Transavia.

Le rassemblement, conduit à l'appel des syndicats SNPL AF Alpa, Spaf et Alter, a été l'occasion pour les manifestants de réclamer la «sauvegarde de l'emploi français» et la fin du «dumping social». Le président du SNPL Jean-Louis Barber s'en est pris à Alexandre de Juniac, l'accusant de «chantage permanent». «La direction veut nous réduire au ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • gabrie93 le mardi 23 sept 2014 à 14:12

    Personnellement air France pour moi c’est fini plus jamais je n’achèterais de billet chez eux a moins d’y être obligé sinon je prendrais une autre compagnie plus que marre des grévistes encore si ils avaient une bonne raison il ne cherche qu’a préservé leurs trop nombreux avantages

  • M4888303 le mardi 23 sept 2014 à 13:50

    Contre-manif avec tomates et oeuf pourri!

  • dcabon le mardi 23 sept 2014 à 10:17

    Ils prennent le risque de se faire insulter. Car je ne vais sûrement pas les plaindre et je suis sûr que je ne suis pas le seul. Combat de nantis corportatistes et jusqu'auboutistes

  • wotan1 le mardi 23 sept 2014 à 10:08

    on les attend dans les airs pas dans la rue !