Air France-KLM veut accentuer l'intégration de ses JV chinoises

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LES COENTREPRISES CHINOISES D'AIR-FRANCE-KLM PAS COMPARABLES À CELLE AVEC DELTA
LES COENTREPRISES CHINOISES D'AIR-FRANCE-KLM PAS COMPARABLES À CELLE AVEC DELTA

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Air France-KLM améliore régulièrement ses coentreprises avec China Southern et China Eastern dans le cadre de sa stratégie de développement en Asie, mais est encore loin de la maturité atteinte avec Delta Airlines, a déclaré mardi à Reuters son PDG, Alexandre de Juniac.

L'accord de partage de codes annoncé lundi avec la compagnie indienne Jet Airways et KLM et Delta, qui complète celui signé en mai 2014 avec Air France, vise à étoffer la desserte indienne du groupe franco-néerlandais, jusque-là limitée à New Delhi, Mumbai et Bangalore, a-t-il ajouté lors d'un entretien téléphonique.

Air France-KLM a signé un accord de coentreprise avec China Southern en 2010 et avec China Eastern en 2012, alors que la coentreprise avec Delta date des années 1990 - à l'époque sous la forme d'un partenariat entre Northwest et KLM avant leurs fusions respectives avec Delta et Air France.

"Avec China Eastern et China Southern, cela avance régulièrement par petites touches, mais le niveau de développement et de maturité de ces JV n'est pas encore comparable avec celle qu’on a avec Delta", a souligné Alexandre de Juniac.

La coentreprise avec Delta a réalisé un chiffre d'affaires supérieur à 13 milliards de dollars (11,8 milliards d'euros) en 2014, contre plus de 800 millions d'euros pour les coopérations chinoises.

Air France-KLM veut accentuer l'intégration avec China Eastern et China Southern en termes de programmes de vols, de gestion des recettes et de politique commerciale, a précisé Alexandre de Juniac.

Le groupe franco-néerlandais continue parallèlement à discuter avec Etihad (qui détient 24% de l'indienne Jet Airways) pour approfondir leur partenariat datant de 2012.

"On cherche à aller vers quelque chose qui ressemble un système de partage de revenus" avec Etihad, a dit Alexandre de Juniac. "Après, il faut trouver les bonnes conditions."

Air France-KLM discute aussi "tranquillement" avec Alitalia (dont Etihad détient 49%) sur le devenir de leurs deux coentreprises en Europe qui, selon Alexandre de Juniac, sont profitables.

DYNAMIQUE POSITIVE SUR TRANSAVIA EUROPE

En Europe, Air France-KLM pousse le développement de sa filiale "low cost" Transavia, relais indispensable de son réseau long-courrier, avec l'ouverture annoncée d'une base de la branche néerlandaise à Munich en mars 2016.

Pour la partie française, il reste encore à conclure des accords avec les organisations de navigants, a souligné Alexandre de Juniac, après le blocage qui avait provoqué la grève historique des pilotes d'Air France en septembre 2014.

"La dynamique est meilleure qu’elle ne l’était il y a six mois", a-t-il observé, tout en se refusant à tout commentaire sur l'avancée des discussions avec les syndicats.

Du côté du trafic, au lendemain de l'annonce par Aéroports de Paris d'un impact des attentats du 13 novembre sur les vols au départ de la capitale française, Alexandre de Juniac a indiqué qu'Air France-KLM en ressentait les effets "à la fois sur novembre et sur décembre".

Il a toutefois jugé prématuré de fournir des indications sur la tendance des réservations pour la très cruciale période des fêtes.

"Cela évolue jour par jour. Prudence : les choses sont encore incertaines et fragiles", a-t-il dit.

Air France-KLM a chiffré début décembre à 50 millions d'euros l'impact des attentats de Paris sur son chiffre d'affaires de novembre.

(Edité par Jean-Michel Bélot)

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