Air France KLM : un recul du titre lié aux convertibles

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(lerevenu.com) - La compagnie franco-néerlandaise a annoncé que Jean-Cyril Spinetta, président-directeur général et le vice-président, Leo van Wijk, quitteraient leurs fonctions, le 1er juillet prochain. Le conseil d'administration a désigné le successeur de Jean-Cyril Spinetta, Alexandre de Juniac, actuel P.-D.G. d'Air France. Frédéric Gagey le remplacera à la tête de la compagnie française. Peter Hartman succédera à Leo van Wijk, en qualité de vice-président du conseil d'administration. 

Les deux dirigeants ont expliqué le passage de relais par le fait que « le plan Transform 2015, lancé simultanément l'an dernier à Air France et à KLM, a commencé à porter ses fruits, grâce aux accords conclus, dans les deux entreprises, avec les organisations professionnelles représentatives de l'ensemble des catégories de personnels ». Un changement de gouvernance était donc nécessaire, selon eux : « Dans ces conditions, nous estimons que c'est à une nouvelle équipe dirigeante de prendre le relais afin d'inscrire dans la durée la poursuite du redressement économique et financier du groupe et son nouveau mode de fonctionnement».

Par ailleurs, Air France-KLM a annoncé le succès de son émission d'obligations convertibles de type « océanes » (obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles et/ouexistantes). Ces titres, d'échéance à février 2023, portaient intérêt à un taux nominal annuel de 2,03%, pour une valeur nominale de 10,30 euros faisant apparaître une prime de conversion (1 action pour une obligation) de 32,50% par rapport au cours de référence de l'action, le 25 mars. Devant le succès de l'opération, le montant de l'émission a pu être porté de 480 à 550 millions d'euros. 

Les actionnaires d'Air France KLM ont passé des ordres de souscription pour un montant de 103,1 millions d'euros, soit près de 19 % du montant de l'émission obligataire, l'Etat français souscrivant à haute de sa participation au capital de la compagnie (15,9%). La baisse du cours s'explique, en partie, par l'ajustement mécanique de la valeur boursière de la société au coefficient de dilution potentielle (18%) de ses résultats, dans l'hypothèse d'une conversion totale de ces obligations 2023 en actions. 

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