Air France-KLM: en tête du SBF 120 depuis fin 2015.

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(CercleFinance.com) - C'est assez rare pour être signalé : alors que l'année boursière 2016 a bien mal commencé et que l'indice large parisien SBF 120 perd plus de 8% depuis fin 2015, une action se distingue. Compagnie aérienne mal aimée des boursiers et déficitaire de longue date, Air France-KLM voit son titre tenir la tête des plus fortes hausses en prenant 6,7% à 7,5 euros. Après bien des exercices de pertes, le consensus table sur un retour des profits en 2016.

Et pourtant, les compagnies aériennes 'classiques' comme Air France-KLM sont toujours à la peine alors que l'essentiel de la croissance du trafic aérien est capté par les 'low cost'. Ces nouveaux acteurs, comme Ryanair et esayJet, bénéficient de structures de direction et de coûts bien plus légères que les compagnies constituées de longue date, du temps où elles étaient, pour beaucoup en Europe, des monopoles d'Etat.

De plus, bien que personne ne contrôle le capital d'Air France-KLM (près des trois quarts des actions relèvent du flottant), la participation résiduelle de l'Etat, bien que limitée à 17,6%, trouble le positionnement de la société.

D'ailleurs, après l'épisode houleux et très médiatique durant lequel sa chemise lui avait été arrachée, l'ex-DRH Xavier Broseta a quitté l'entreprise. Qui l'a remplacé, d'ailleurs de manière anticipée ? Gilles Gateau, qui en plus de la fonction de son prédécesseur hérite du titre de directeur général adjoint d'Air France-KLM, comme une dizaine d'autres hauts cadres. Jusqu'alors, M. Gateau était directeur adjoint du cabinet de Manuel Valls, le Premier ministre, ce qui dénote de l'attention particulière dont bénéficie le dossier au sommet de l'Etat.

La direction tente d'abaisser le point mort de la compagnie, mais ses relations difficiles avec le personnel - sans oublier les conflits entre les différentes catégories d'employés - ne facilitent pas les choses. Reste que des efforts ont bel et bien été entrepris.

Du point de vue boursier, l'affaire est entendue : l'exercice 2015 devrait de nouveau se solder par des pertes de plus de 220 millions d'euros, selon le consensus. Mais en additionnant les actions de la direction et l'effondrement du coût du pétrole, qui allège d'autant le poste 'kérosène', les profits seraient retour en 2016 : 318 millions selon le consensus, avant 417 millions en 2017. D'où des PER 2016 et 2017 qui ressortent à 8,1 et 5,6 fois seulement..

Prochains rendez-vous inscrits sur l'agenda du groupe : le trafic pour le mois de janvier, prévu le 8 février, puis les résultats 2015 le 18 février.

EG


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