Air France-KLM a moins réduit sa perte qu'espéré

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AIR FRANCE-KLM RÉDUIT SA PERTE D'EXPLOITATION AVEC DES ÉCONOMIES
AIR FRANCE-KLM RÉDUIT SA PERTE D'EXPLOITATION AVEC DES ÉCONOMIES

par Cyril Altmeyer et Tim Hepher

PARIS (Reuters) - Air France-KLM a moins réduit sa perte d'exploitation que prévu au premier trimestre et ne s'est pas risqué à des prévisions de résultats pour cette année, décevant le marché qui attendait plus en la matière.

Le numéro deux européen en termes de chiffre d'affaires derrière l'allemande Lufthansa s'est borné à réaffirmer son intention de réduire sa dette et ses coûts cette année, mais sans s'engager davantage, dans un secteur aérien confronté à la double menace de la récession en Europe et de la forte volatilité des changes et du prix du pétrole.

"Les prévisions sont inchangées, mais elles restent vagues", résume Citi dans une note.

Le groupe franco-aérien en paye le prix en Bourse, son titre accusant l'un des plus fortes baisses du SBF 120, avec un recul de 4,39% à 7,651 euros vers 11h45, après avoir toutefois gagné 9% depuis le début de l'année et 76% l'an passé.

La faible capitalisation du groupe (2,3 milliards d'euros pour une dette de 5,9 milliards) accroît la volatilité du titre.

Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S table pour 2013 sur un chiffre d'affaires de 26,2 milliards (+2,2% comparé à 2012) et sur un retour à un bénéfice d'exploitation de 360 millions, contre une perte de 300 millions l'an passé.

Air France-KLM a certes réduit sa perte d'exploitation à 530 millions d'euros contre 611 millions pro forma un an plus tôt, grâce à la baisse de 1,7% de son coût unitaire à change et prix du carburant constants, mais la hausse de 1,3% de son chiffre d'affaires à 5,721 milliards d'euros a déçu certains analystes.

Sur un trimestre traditionnellement creux, Air France-KLM a subi l'effet conjugué d'un hiver particulièrement rigoureux et d'un calendrier de vacances scolaires défavorable.

Alors que le fret reste une préoccupation, c'est toujours le long-courrier qui tire les recettes du groupe dans le transport de passagers, le moyen-courrier, principal foyer de pertes d'Air France-KLM, ayant stagné sur le trimestre hors effets de change.

Le groupe a toutefois réussi à générer un cash flow libre d'exploitation de 38 millions d'euros au premier trimestre, alors qu'il était négatif à hauteur de 449 millions un an plus tôt, une aide précieuse pour la réduction de sa dette nette.

Celle-ci, déjà réduite de 600 millions d'euros comparé à son niveau de 6,5 milliards fin 2011, juste avant le lancement du plan "Transform 2015", doit être ramenée à 4,5 milliards fin 2014 grâce aux mesures d'économies en cours.

Le groupe a diminué ses coûts de personnel au premier trimestre au-delà de ses objectifs, après avoir mis en place des plans de départs volontaires chez Air France et obtenu un accord collectif pour les hôtesses et stewards de la compagnie nationale, une étape majeure vers le retour aux bénéfices espéré en 2014 pour Air France-KLM.

Edité par Jean-Michel Bélot

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  • rcresus le vendredi 3 mai 2013 à 12:33

    très fortes ces agences! d'abord des propos rassurants et puis quand la chute est importante, on te dit que finalement c moins bien que prévu! du grand n'importe quoi