Air France espère en finir avec les baisses d'effectifs

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    * 1.405 suppressions de postes au sol, 200 pour 
hôtesses-stewards 
    * Des réductions d'effectifs bien plus élevées étaient 
envisagées 
    * Aucune suppression de poste chez les pilotes 
    * Air France pourrait réembaucher pilotes et 
hôtesses-stewards 
 
 (Actualisé avec précisions, réactions des syndicats) 
    par Cyril Altmeyer 
    PARIS, 26 février (Reuters) - Air France espère que les 
quelque 1.600 suppressions de postes prévues d'ici début 2017 
seront les dernières étant donné l'amélioration de la 
conjoncture, a-t-on déclaré vendredi de source proche de la 
compagnie aérienne. 
    Le nombre de suppressions de postes au sein de la filiale 
d'Air France-KLM  AIRF.PA  est nettement réduit par rapport à ce 
qui avait été prévu en décembre dans le cadre d'un "plan B" 
drastique abandonné mi-janvier, a précisé la même source. 
    Air France, qui a présenté le 18 février des résultats 
annuels meilleurs que prévu, prévoit désormais de supprimer 
1.405 postes au sein du personnel au sol (au lieu d'au moins 
1.823) et 200 chez les hôtesses et stewards (contre une 
estimation antérieure de 890), a ajouté cette 
source.  
    "L'objectif est que ce plan de départs volontaires soit le 
dernier", a-t-elle souligné, disant même que l'entreprise 
envisageait d'embaucher à nouveau des pilotes ainsi que des 
hôtesses et des stewards en fonction du succès des négociations 
prévues cette année pour ces deux catégories. 
    Chez les pilotes, aucune suppression de poste n'est 
désormais prévue au lieu de 280 envisagées en décembre, a ajouté 
cette source.  
    Air France réunissait jeudi et vendredi ses représentants du 
personnel en comité central d'entreprise. 
    "On valide ce plan parce qu'il n'y a pas de départ contraint 
ni de baisse de rémunération, mais il va falloir que ça 
s'arrête", a réagi Ronald Noirot, secrétaire général de la 
CFE-CGC, le premier syndicat d'Air France. 
    Didier Fauverte, secrétaire général du CCE (CGT), regrette, 
lui, que le personnel au sol serve une nouvelle fois de variable 
d'ajustement après avoir déjà payé un lourd tribut lors des 
quelque 9.000 suppressions de postes effectuées depuis 2012. 
    "Le gros de la troupe, c'est quand même toujours le 
personnel au sol. Les pilotes passent à travers les gouttes une 
fois de plus et, pour les hôtesses et stewards, on divise par 
quatre le nombre de départs", souligne-t-il. 
     
    NÉGOCIATIONS EN VUE AVEC LES NAVIGANTS 
    Air France espère démarrer ses négociations avec les pilotes 
le 10 mars, avec cinq réunions prévues le mois prochain, et 
souhaite commencer avant l'été les discussions avec les hôtesses 
et stewards, dont l'accord collectif prend fin en octobre 
prochain, a précisé la même source proche du groupe. 
    "La balle est dans le camp des hôtesses et stewards", 
a-t-elle ajouté. 
    Air France justifie cette nouvelle réduction d'effectifs par 
le fait que le principe en a été décidé avant la finalisation de 
son programme d'activité pour 2016 et rappelle la nécessité de 
poursuivre ses économies pour améliorer sa compétitivité face à 
ses deux concurrents européens, IAG  ICAG.L  (British Airways et 
Iberia) et Lufthansa  LHAG.DE . 
    IAG a dit vendredi s'attendre à une croissance de 40% de ses 
profits cette année, soit une hausse de plus de 900 millions 
d'euros.   
    La totalité de la baisse de la facture carburant grâce à la 
chute du prix du pétrole ne doit pas être absorbée par des 
baisses de tarifs des billets mais il faut qu'une partie serve à 
de l'investissement et du développement, a souligné la source 
proche d'Air France. 
    "Non seulement cela donne à nos concurrents des capacités 
supérieures en termes d'achat d'avions, de rénovation de cabine 
ou de développement dans le digital, mais cela leur donne des 
possibilités plus grandes de répercussion de la baisse du prix 
du pétrole sur les clients", a expliqué cette source. 
    Béatrice Lestic, secrétaire générale de la CFDT d'Air 
France, dit, elle, douter de la "pertinence économique" d'un 
plan de départs volontaires visant à sous-traiter des activités 
qui devraient logiquement rester au sein de la compagnie. 
    L'action Air France-KLM cède 1,54% à 8,317 euros à 16h40 à 
la Bourse de Paris, ramenant son rebond depuis le début de 
l'année à 18,5%. 
     
    Voir aussi : 
    * Air France à nouveau confortée en justice face aux pilotes 
   
 
 (Edité par Dominique Rodriguez) 
 

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