Aimar, le clown du spectacle

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Aimar, le clown du spectacle
Aimar, le clown du spectacle

Il était revenu, comme avant : le sourire aux lèvres, le maillot de ses premiers amours sur le dos, et des gestes de classe intacts. Mais Pablo Aimar n'a pas tenu. Le "Payaso" a décidé de prendre sa retraite, ne s'estimant "pas à la hauteur physiquement". Adios, Pablito.

Les plages et les parcs d'attractions attirent des milliers de touristes à Johor Darul, en Malaisie. Mais ce soir de septembre 2013, c'est un clown qui capte toute l'attention. Il a 33 ans, semble un peu fatigué, les pieds abîmés d'avoir arpenté le monde pour jouer son spectacle. Il a débuté sa carrière en Argentine, accompagné de son meilleur acolyte, Javier Saviola, surnommé "le lapin". Puis il a traversé l'Atlantique et rejoint Valence. Le temps de faire sourire l'Espagne. Saragosse fut l'étape suivante. Là où le spectacle consiste à voir un taureau foncer sur un drap rouge, des milliers de personnes se détournaient de ce funeste cirque, pour admirer la corrida de l'homme et son ballon à La Romareda. Fatigué de répéter la même scène au même endroit, le clown a traversé la frontière et s'est installé à Lisbonne. Cinq saisons de représentations plus tard, il choisit l'exil, certainement conscient d'avoir fait son temps. Il pose alors tout sourire, comme toujours, avec l'écharpe du club de Johor Darul. Et comme toujours, sa mission sera de redonner le sourire. Cette fois, c'est dans un théâtre qui a dernièrement accueilli des matchs truqués que le "Payaso" offre ce que le monde du football imagine comme ses dernières facéties. Mais même là-bas, Aimar ne peut plus. Son corps ne répond pas. En 2014, il refuse même de rentrer à la maison, d'enfiler une nouvelle fois ce somptueux costume blanc à bandes rouges.

Un retour retardé


Après une opération au talon, le natif de Río Cuarto décide de mettre fin à son exil lucratif pour revenir à River Plate. Mais cette blessure tenace l'empêchera de fouler la pelouse de ses débuts. Une seconde opération sera nécessaire pour que le nouveau numéro 35 de River réalise le rêve de milliers de supporters. Le 31 mai dernier, Marcelo Gallardo offre un quart d'heure à son ami de toujours. Son visage poupon n'a pas changé. Face à Rosario Central, près de quinze ans après ses débuts, Aimar porte une nouvelle fois le maillot de River. La première balle qu'il reçoit se transforme en un petit pont sur Andrande, gigantesque défenseur réduit au statut de spectateur de la majesté intacte d'Aimar. À la fin de la rencontre, l'ancien international argentin déclarait : "Je voulais que mes enfants me voient jouer pour River, je ne voulais pas leur raconter que j'ai joué ici." Pour les supporters de River Plate, ce 31 mai est l'un…


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