Aïe ! Les TMS sévissent aussi au bureau

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Aïe ! Les TMS sévissent aussi au bureau
Aïe ! Les TMS sévissent aussi au bureau

Sans risque pour la santé physique, le travail sédentaire ? Pas si sûr. Les troubles musculosquelettiques ne frappent pas uniquement dans la manutention, la logistique ou le bâtiment. Près de 4 % de ces TMS reconnus comme maladies professionnelles auraient pour origine les longues heures passées face à un bureau. « Les TMS ne sont pas uniquement liées à l'hypersollicitation du corps. Une position statique prolongée peut également avoir un effet négatif sur les muscles et les articulations », souligne Jean-Pierre Zana, expert d'assistance à l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des maladies professionnelles et des accidents du travail (INRS).

Dos, cervicales, épaules, coudes et mains sont ainsi mis à rude épreuve, avec pour conséquence l'apparition de cervicalgies, de tendinites ou encore du syndrome du canal carpien, caractérisé par l'inflammation du nerf médian au niveau du poignet. La faute à du mobilier de bureau dont l'ergonomie laisse à désirer ? Pas uniquement. « Ces affections sont liées à la répétitivité des gestes et à la station assise prolongée génératrice de tensions musculaires et de difficultés circulatoires », explique Jean-Pierre Zana. Premier antidote à ces TMS ? Le mouvement. « Il faut se lever régulièrement et bouger », conseille le spécialiste.

Bien choisir son mobilier

Le choix du mobilier a également son importance. « Les fabricants innovent en permanence, par exemple en proposant des sièges oscillant imperceptiblement et des bureaux assis-debout, dont la hauteur modulable permet de varier sa position au fil de la journée et de ses tâches. Ceux-ci, largement répandus en Europe du Nord, sont encore peu utilisés en France », constate Jean-Pierre Zana. « La manière dont on se tient devant son bureau et dont on travaille a aussi son importance », remarque de son côté Alexandre Loisy, directeur du cabinet spécialisé en prévention santé RH ...

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