Aides au logement : l'État veut économiser au moins un milliard d'euros

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Chaque année, l'État dépense 17 milliards d'euros en aides au logement. Une enveloppe qui grimpe de plus de 500 millions d'euros par an, notamment sous l'effet de la hausse des loyers. Certaines pistes évoquées pour faire des économies sont sensibles.

Le système des aides au logement, c'est un peu comme un serpent qui se mord la queue: plus les aides augmentent, plus les loyers montent, et donc plus les aides doivent encore augmenter, etc. Le tout au profit des bailleurs. Au final, chaque année, les dépenses de l'État en aides au logement augmentent de 500 à 600 millions d'euros, comment l'ont constaté l'Inspection générale des finances (IGF) et l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) dans leur dernier rapport publié en janvier, et qui présentait des mesures choc pour stopper la spirale inflationniste. Au total, l'État a dépensé 17 milliards d'euros (dont plus de la moitié pour le secteur privé locatif), rien qu'en aides au logement l'année dernière, qui ont concerné plus de 5 millions de foyers français.

Pourtant en 2016, la France doit encore faire des économies dans son budget global, de l'ordre de 15 milliards d'euros. L'État cherche donc partout pour réduire ses factures, y compris dans ce dossier des aides au logement. Selon une source du ministère de l'Économie, que le Journal du Dimanche cite ce dimanche : «Un a deux milliards d'économies dans cet ensemble, c'est une part raisonnable». Ce chiffre d'un milliard d'euros a été évoqué cette semaine également par BFMBusiness.

Pas question de toucher aux étudiants

Selon le gouvernement, il y a bien des dérives dans le domaine des allocations logement. Parmi les pistes proposées par l'IGF et l'Igas, figurent notamment la refonte des critères d'attribution des aides en fonction du niveau des loyers, de la superficie du logement et du niveau de patrimoine des ménages. L'idée de moduler les APL en fonction du taux d'effort (rapport entre la dépense en logement d'un ménage et son revenu) est aussi évoquée. Ainsi que de supprimer ces APL pour les propriétaires d'une résidence secondaire, ou d'un bien immobilier loué etc. Mais la proposition qui fait le plus polémique, c'est celle qui interdirait le rattachement au foyer fiscal des étudiants qui touchent une aide au logement. Une réforme à laquelle le gouvernement a déjà dû renoncer, sous la pression des parlementaires.

Depuis février, un groupe de députés a été chargé de réfléchir au sujet sur la base du rapport de l'IGF et de l'Igas. Il est présidé par François Pupponi (PS), député maire de Sarcelles. Pour lui, pas question de toucher aux étudiants. Il faut plutôt trouver un système qui permette de baisser les loyers, en favorisant l'aide à la pierre. Le député estime pour autant qu'un citoyen qui possède une résidence secondaire ne devrait pas toucher d'APL. Le groupe de travail doit rendre ses conclusions à la fin du mois.

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  • direwolf le lundi 11 mai 2015 à 13:16

    Il serait temps qu'on supprime les APL un bon coup surtout...

  • heimdal le lundi 11 mai 2015 à 08:48

    Le bourrin de base socialiste parlementaire vient seulement de comprendre que les subventions de l'État dans tous les domaines ,logement ,santé ,éducation ne servent en majeure partie qu'à des intérêts privés .Les bénéficiaires aidés par une pléthore d'assoces en tout genre en veulent toujours plus et les contribuables toujours moins nombreux qui financent le bazar n'en peuvent plus .

  • M1945416 le lundi 11 mai 2015 à 08:43

    oui 1 élu pour 104 français ( + personnel + frais + logement+ régimes spéciaux ) , en angleterre c'est 1 pour plus de 2000 anglais, deviner pourquoi l'Angleterre dépasse la france ??

  • heimdal le lundi 11 mai 2015 à 08:41

    Le bourrin de base socialiste parlementaire vient seulement de comprendre que les subventions de l'État dans tous les domaines ,logement ,santé ,éducation ne servent en majeure partie qu'à des intérêts privés .Les bénéficiaires aidés par une pléthore d'assoces en tout genre en veulent toujours plus et les contribuables toujours moins nombreux qui financent le bazar n'en peuvent plus .

  • nanard83 le dimanche 10 mai 2015 à 15:21

    Encore un bon coup d'épée dans l'eau !!!